Flammarion Diffusion : les représentants déplorent leurs conditions de travail

Nicolas Gary - 26.09.2019

Edition - Economie - diffusion Flammarion - holding Madrigall - diffuseur représentants travail


EXCLUSIF – Comment le rachat par Gallimard et l’intégration à la holding Madrigall s’est-il répercuté sur les équipes de représentants de la diffusion Flammarion ? Survenue en septembre 2012, l’acquisition a été officialisée avec les inévitables coupes budgétaires et autres rationalisations : des grands postes non remplacés, mais surtout un certain brouillard chez le diffuseur.

Groupe Flammarion
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Selon les informations obtenues par ActuaLitté, les représentants ont été contraints de solliciter Bruno Caillet, directeur de Flammarion Diffusion pour faire état de problèmes « qui s’aggravent depuis deux ou trois ans », indique-t-on. « Tout a commencé par des considérations placées de manière insidieuse, pour aboutir à de vrais problèmes logistiques aujourd’hui. »

En l’espace de sept années, « force est de constater que les conditions de travail des représentants Flammarion sont loin de s’améliorer », poursuit-on. 

En effet, dans un courrier récemment envoyé à la direction, et signé par une quarantaine de représentants, ces derniers font part très poliment de « quelques axes d’améliorations » pour exercer leur métier. « Il nous manque un interlocuteur pour échanger », précise-t-on à ActuaLitté, « comme ce peut être le cas dans la diffusion Gallimard. » 

Il y a bien Bruno Caillet, en effet, « mais sa tâche est immense, attendu qu’il gère les deux diffusions, celle de Gallimard et de Flammarion ».
 

Des outils de travail qui posent problème


Une demande collective, qui porte sur plusieurs points assez ahurissants, et pourtant régulièrement pointés par les équipes. En premier lieu, les téléphones portables de fonction – dont les forfaits seraient inadaptés, aboutissant à des débits limités au terme de… 2 Go de datas utilisés.

Autre élément, les frais de déplacement : une somme forfaitaire trop juste est pointée du doigt, qui les obligerait à payer de leur poche les suppléments en cas d’inévitables dépassements. Lors de tournées et de soirées étapes, ils seraient en effet nombreux à dépasser le montant couvert par les frais proposés — et contraints à « s’éloigner considérablement des centres villes » pour payer moins cher.

Enfin, dernier élément, le parc de voitures proposées — outil de travail pourtant essentiel, pour des personnes qui vont passer 3 à 4 heures par jour dans leur véhicule — a été rétréci, la direction considérant que les modèles précédemment proposés étaient trop chers. « La pénibilité, si elle est bien reconnue, est traitée en aval et non pas en amont », déplorent-ils. 

En effet, un seul modèle de boîte automatique est proposé — une Golf — alors que l’autre modèle, un Touran, n’est accessible qu’aux seuls salariés de plus de 50 ans pour leurs déplacements. Les autres doivent obligatoirement passer par une boîte manuelle, « un véritable problème », souligne-t-on. 


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