Fleur Pellerin : défense de Jack Lang, courtoisie d'Aurélie Filippetti

Clément Solym - 29.10.2014

Edition - Société - Fleur Pellerin livres - Aurélie Filippetti - Jack Lang


Fleur Pellerin, une ministre honnête, cela amuse le Canard enchaîné qui se demande s'il n'y a pas là une tendance que le gouvernement devrait suivre. Quand la résidente de la rue de Valois assure que depuis deux ans, elle n'a pas eu le temps de lire, et que sa mémoire lui fait défaut quand il s'agit de citer des titres de Modiano, c'est un impair de communication. Certes. Et un problème de fiches. Re-certes. Mais d'anciens ministres viennent en renfort.

 

 

 

 

 

Jack Lang, le plus illustre locataire de Valois, s'est ému dans les colonnes du JDD, de ce que l'on intente « un mauvais procès » à Fleur Pellerin. Assurant qu'il la croise souvent à des concerts, à l'opéra, pour de la musique symphonique, ou encore des expositions, l'ancien ministre de la Culture pointe : « La vraie culture, c'est un rapport à la poésie, la sensibilité, l'imaginaire. Il ne s'agit pas d'avoir une connaissance encyclopédique, ou de savoir répondre à des quizz. » 

 

D'ailleurs, chacun ses petites errances culturelles, poursuit-il. La charge de la Culture, ce sont de multiples sujets, des chantiers immenses, et un grand nombre de choses à découvrir. « Comme ministre de la Culture, j'ai découvert des champs entiers de domaines que je ne connaissais que superficiellement, comme celui de l'architecture », ajoute Jack. 

 

Aurélie Filippetti, interrogée par Guillaume Durand pour Radio Classique, avec LCI, ne s'est elle pas fourvoyée sur les titres des romans du prix Nobel de littérature, Patrick Modiano. Pas question de commenter les propos de Fleur Pellerin, en revanche, mais pas question non plus de laisser dire qu'il n'y a pas de politique culturelle depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir.

 

« J'ai été très fière de ce que j'ai fait au ministère de la Culture, notamment en faveur du livre et de la librairie, avec un grand plan de soutien, associant les éditeurs. » Sauf que Durand ne lâche pas le morceau et s'interroge sur « une gaffe rédhibitoire » de Pellerin. Filippetti reste droite : « … associant les éditeurs pour soutenir les libraires, parce que je considère que les libraires, ça fait partie de la richesse de notre pays. On les aime tous, on en a besoin. » 

 

Et de conclure : « La politique du livre, c'est une de mes grandes fiertés, et sans les livres, pour paraphraser Nietzsche, la vie serait une erreur. » Aucun commentaire, dans tous les cas, « ce ne serait pas courtois de ma part ». Mieux vaut, en effet, un exposé récapitulatif qu'un long commentaire…

 

 À écouter, à une minute trente de la fin.