Fnac : Alexandre Bompard souligne la nécessité d'une égalité fiscale

Antoine Oury - 28.02.2014

Edition - Librairies - Fnac - Alexandre Bompard - crise


Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, a accordé un entretien au magazine Capital dans lequel il dresse le bilan 2013 de la chaîne de magasins culturels. Qui semble se diriger, bon an, mal an, vers un modèle proche de celui de son concurrent Darty, avec quelques produits culturels en plus. Par ailleurs, Bompard rappelle la nécessité d'une harmonie fiscale entre les concurrents, sans un mot pour la loi Amazon.

 

 

Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, au Prix du Roman Fnac 2013

(ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

La culture se vend, mais cette vente coûte cher : c'est en substance ce qu'explique Alexandre Bombard, PDG de la Fnac, dans un entretien avec le magazine Capital. La plupart des marchés occupés par la Fnac ont baissé de 10 %, mais l'enseigne s'appuie désormais sur les nouveaux produits qu'elle a fait entrer dans son catalogue : « [L]e jeu et le jouet, le petit électroménager design, la papeterie et, récemment, les objets dits «connectés». Les résultats sont très satisfaisants. Ces nouveaux rayons seront déployés sur l'ensemble du parc en 2014 », souligne le PDG.

 

Il explique ensuite que la Fnac et ses équipes surveillent avec attention les avancées technologiques, et les objets connectés qui pourraient constituer le coeur de son catalogue. Du coup, les produits culturels traditionnels encaissent, et le PDG a récemment annoncé la suppression de 180 postes de disquaires : « Le marché du disque a perdu plus de 50% de sa valeur en cinq ans. Il était indispensable d'adapter nos effectifs. [...] Ce sont des décisions difficiles à prendre. Elles sont de ma responsabilité, afin de garantir l'avenir de l'enseigne et de ceux qui y travaillent. »

 

Sur le livre, Alexandre Bompard confirme sa satisfaction vis-à-vis du partenariat avec Kobo : 300.000 lecteurs ebook auraient été vendus depuis les débuts du partenariat. Enfin, le PDG a été sollicité par Capital sur la concurrence déloyale qu'Amazon mènerait face aux enseignes françaises. Sans un mot pour la loi dite « anti-Amazon », il rappelle son « seul souhait » : « [Q]ue tout le monde soit soumis aux mêmes règles du jeu. »

 

Il évoque bien entendu l'optimisation fiscale pratiquée par son concurrent, mais également le versement de subventions publiques à l'ouverture d'un nouvel entrepôt par Amazon. Une aide dont ne bénéficie pas la Fnac à l'ouverture d'un magasin, rappelle-t-il.