FNAC et ID Group discutent de la cession de Éveil & Jeux

Clément Solym - 12.07.2010

Edition - Economie - fnac - eveil - jeux


La jeunesse n'intéresse-t-elle plus, ou moins, les enseignes Fnac, comme le montrent les tractations aujourd'hui entamées entre la filiale du groupe PPR et les 41 boutiques dédiées aux plus petits, Éveil & jeux. C'est en effet avec ID Group, qui possède les vitrines Okaïdi-Obaïbi et Jacadi, que FNAC a entamé des pourparlers, visant à revendre sa filiale. Le groupe représente tout de même 850 magasins à travers 60 pays dans le monde.

Des négociations exclusives, apprend-on, pour que Eveil & Jeux puisse prendre son essor, en particulier sur la toile. Mais pour ce faire, il serait alors nécessaire de lier un accord avec un spécialiste du vêtement pour enfant, à savoir ID Group. Tiens, ça tombe bien.


Eveil et Jeux, avenue Victor Hugo, Paris XVIe
 
Du côté FNAC, on précise que c'est sur elle, et elle seule, la marque, que l'on souhaite recentrer ses investissements. « ID Group jouit d'une excellente réputation et d’un historique de croissance forte dans le secteur de l’enfant. Fnac éveil & jeux accueille avec satisfaction le projet d’ID Group, qui permettra à la Société de mettre en œuvre ses projets de développement, tant en France qu’à l’international », précise Margaret Milan, fondatrice d'Eveil et Jeux, dans un communiqué. Selon elle, cette opportunité favorisera largement la croissance de E&J, puisque ID Group partage la même conception et les mêmes valeurs.

Faire payer aux parents des trucs pour leurs enfants.

Chose que confirme à demi-mot Jean Duforest et Jean-Luc Souflet, cofondateurs de ID Group, pour qui la société « à une profonde volonté stratégique. Les projets d’entreprise d’ID Group et de Fnac éveil & jeux sont construits sur les mêmes principes fondateurs qui sont d’œuvrer pour l’éveil et le développement bénéfique de l’enfant ».

Que les parents se rassurent donc, leurs magasins ne disparaîtront pas. Et même, si l'on se fie aux déclarations de Margaret Milan, cette dernière devrait manifestement rester à son poste. Tout en intégrant la structure de ID Group. En 1997, Fnac Junior avait vu le jour, avant de racheter l'année suivante Eveil & Jeux, spécialiste de la vente par correspondance. C'est en 2005 que les deux parties avaient fusionné.

Ah, oui, évidemment, le montant des négociations n'a pas été dévoilé.