Fnac : Le livre représente toujours 23 % des ventes totales

Antoine Oury - 02.09.2014

Edition - Librairies - Fnac Fnac.com - Coralie Piton - grande surface culturelle


En février dernier, Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, assurait que les ventes de la chaîne de grandes surfaces culturelles se portaient bien. Certes, il notait une baisse d'environ 10 % sur la plupart des marchés traditionnels occupés, mais se félicitait de l'introduction réussie de nouveaux rayons, notamment d'électroménager. Mais, visiblement, le livre occupe toujours une place importante.

 

 

Fnac aéroport de Paris

Boutique Fnac à l'aéroport de Paris CdG (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Les activités de libraire de la Fnac ont commencé en 1974 et, quatre décennies plus tard, le réseau assure être le premier libraire français, avec 108 magasins répartis sur le territoire et plus de 1000 libraires au service de ses clients. Le site Fnac.com représente aussi un enjeu considérable pour la chaîne culturelle, puisqu'elle a immédiatement aligné son offre sur celle d'Amazon, en matière de frais de port, dès l'application de la loi sur le cumul des frais de port gratuits et des 5 % de remise sur le livre.

 

Alexandre Bompard, le PDG, n'avait jamais caché son opposition à la mesure phare de l'ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti, soulignant qu'il aurait mieux valu mettre en oeuvre une régulation fiscale. Quoi qu'il en soit, le livre semble toujours être un facteur de croissance pour la Fnac. « Les livres représentent déjà la famille de produits la plus importante pour nous, et la BD parmi les livres a eu la croissance la plus importante ces dernières années dans notre chiffre d'affaires », expliquait Enrique Martinez, directeur général, à ActuaLitté en janvier dernier.

 

À ce jour, le segment livre représente 23 % des ventes globales de la Fnac, tous canaux de ventes confondus, un chiffre plutôt honorable.

 

Par ailleurs, une nouvelle directrice du livre vient de faire son arrivée au sein de l'enseigne culturelle, Coralie Piton. Diplômée de HEC, passée par McKinsey & Company et les pôles Sport et Édition de Canal +, elle vient seconder Élodie Perthuisot, directrice commerciale, en raison de « la lourde charge de travail » du secteur.