France et Allemagne, les marchés les plus prisés d'Europe pour Rakuten

Clément Solym - 09.06.2016

Edition - Economie - France Allemagne PriceMinister - marketplace Rakuten ventes - Marketplace internet Amazon


Rakuten, le Japonais propriétaire de Price Minister, a annoncé la fin de sa Marketplace britannique, Play.com, pour le mois d’août. Dans un communiqué, la société annonce qu’une restructuration au niveau européen est à l’œuvre avec de multiples changements à venir. Un drame, puisqu’en, 2009, les Britanniques l’avaient élu revendeur favori...

 

PriceMinister Rakuten partenaire des 70 ans du Secours Populaire

PriceMinister, CC BY 2.0

 

 

Le succès n’aura pas duré bien longtemps : Rakuten a décidé de concentrer ses investissements sur le e-commerce avec les marketplace de France et d’Allemagne, attendu que « le business dispose d’une ampleur et d’un potentiel de croissance durable », explique la firme. « Toutefois, au Royaume-Uni et en Espagne, le coût de la croissance en regard de la taille des entreprises a conduit à des plans de fermeture de ces espaces. » 

 

Les consommateurs britanniques auront donc découvert un gentil message à leur attention, voilà quelques jours, signalant la fermeture de la boutique pour le mois d’août. Fini de jouer avec Play.com, si l’on peut dire. 

 

La structure web avait été rachetée en septembre 2011 pour 25 millions £, mais, en janvier 2013, elle avait cessé de faire de la vente directe aux consommateurs, pour opter en faveur d’une stratégie de marketplace. Cette dernière permettait alors à des fournisseurs tiers d’utiliser le site comme une plateforme pour faire de la vente à leurs clients.

 

Cette modification intervenait surtout après que le gouvernement britannique a tiré l’oreille des responsables : Play.com était accusé de concurrence déloyale, en ne facturant pas de TVA. Originellement, Play.com s’était fait un nom avec de la vente de CD et de DVD, en 1998, avant de se développer dans la vente de livres. 

 

La nouvelle stratégie de Rakuten passera également par la fermeture du bureau espagnol et de la plateforme. 

 

Quant à apprendre que les marchés français et allemands sont les plus attractifs pour la marque, voilà qui est flatteur. Déjà, PriceMinister Rakuten avait initié un PriceClub, voilà quelques jours, pour convaincre plus de consommateurs de se lancer dans l’aventure. Ce service vise à récompenser les utilisateurs les plus actifs, en leur offrant un modèle de cashback, à cumuler sur leurs achats ou leurs ventes. 

 

Au fil des années, Rakuten a passablement développé son approche dans le monde du livre : tout avait commencé avec l’acquisition de la société Kobo, spécialisée dans les livres numériques (appareils de lecture et ebookstore), puis avec le rachat d’OverDrive. Cette solution de prêts d’ebooks pour les bibliothèques représente un marché colossal aux États-Unis. 

 

Concernant les fermetures à venir, la firme fera de nouvelles annonces prochainement. 

 

« Nous voulons vraiment atteindre notre objectif d’être une des plus importantes sociétés de services internet au monde. Pour ce faire, nous devons nous attendre à beaucoup de difficultés. Mais c’est en essayant à maintes reprises, avec des erreurs et échecs, que nous surmonterons les obstacles pour créer une organisation plus forte », précise Hiroshi Mikitani, fondateur et patron du groupe, cité par l’AFP. 

 

Les aspirations européennes de Rakuten ne sont un secret pour personne : en 2011, le big boss avait promis qu’il entendait réaliser 50 % des ventes à l’étranger, mais trois ans plus tard, il avait dû réviser ses perspectives et projets, en reportant l’idée à 2020.