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France : le très violent impact de la crise sanitaire sur les ventes de livres

Nicolas Gary - 15.04.2020

Edition - Economie - industrie livres coronavirus - ventes livre France


EXCLUSIF – Le monde du livre a connu une perte de chiffre d’affaires de près de 31 % durant le mois de mars. Selon les données communiquées par le cabinet d’analyse GfK, l’industrie affiche 145,159 millions €. Et du côté des points de vente, la situation est totalement catastrophique, pas vraiment à l'achat de cerisier pour son jardin... 

La guerre des livres
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
Le mois de mars s’est arrêté au dimanche 15, à minuit une, date à laquelle les commerces non nécessaires ont dû fermer. Pour la filière livre, seuls les établissements vendant des titres de presse étaient autorisés à maintenir leur activité. Moralité, le marché du livre perd 30,96 % en valeur sur le mois de mars.
 

Pertes immenses pour la librairie


Du côté des points de vente, la catastrophe est patente : les librairies de niveau 1 accusent un recul de 52,4 % des ventes, tandis que les enseignes (GSS Culturelles) perdent 48,93 %. Les grandes surfaces alimentaires chutent également de 49, 70 % et le secteur librairie niveau 2, auquel est associé internet, perd seulement 45,84 %.

En somme, le schéma qui se dessine serait celui d’un chiffre d’affaires de 0 € pour la librairie de niveau 1 sur la période du mois d’avril. Ou quasiment : si des initiatives ont vu le jour ces derniers temps, elles ne pèseront malheureusement pas bien lourd dans le bilan global.
 
Sur le premier trimestre, ce sont d’ailleurs elles les plus durement touchées : 19,11 % de perte en valeur, suivi des GSA, avec 17,29 %. Le marché global pour la période de janvier à mars recule de 8,43 %, à 654,928 millions €, tout de même. 
 
Dans la segmentation, GfK indique que le secteur Tourisme/Voyages a été le plus concerné sur le mois de mars, avec une perte de 72,15 %. La littérature générale accuse une diminution de 32,76 %, avec 42,166 millions €. 

En revanche, deux segments s’en sortent plutôt bien : le parascolaire, qui augmente en valeur de 55,95 % et le scolaire, de 4,4 % sur le mois de mars. Pour le trimestre 1, les données sont toujours dans le vert : 22,99 % pour le premier, et 10,80 % pour le second. 

Des ventes réalisées surtout en GSA indiquent les tableaux de GfK.

Autre élément considérable : dans le top 20 des éditeurs, qui représentent 111,743 millions €, les pertes de mars s’évaluent à 28,01 %, contre 30,96 % au global. Sur le trimestre entier, elles sont de 7,08 % contre 8,43 % au global. Quelques structures sauvent les meubles durant la période — une seule reste dans le vert sur le mois de mars, Bragelonne, avec l’effet The Witcher. 

Parmi les éditeurs les plus impactés par la crise sanitaire sur ce mois de mars, Michelin, L’école des loisirs et Actes sud, qui perdent respectivement 72 %, 41 % et 40 % en valeur.


Commentaires
Tellement heureux de faire confiance à Amazon qui livre en direct les librairies classiques n ont que ce qu'elle mérite elles sont incapables de rivaliser
N'importe quoi ! les libraires ont interdiction de vente et jusqu'hier Amazon par contre y était autorisé. Alors forcément s'est plus facile d'un côté que de l'autre d'offrir un service (même si Amazon le fait au détriment de ses employés vu qu'aucune règle de distanciation n'existe dans ses entrepôts)
Pourquoi vouloir rivaliser, opposer deux canaux de distribution qui sont aux antipodes l'un de l'autre ?

D'un côté une multinationale américaine aux droits du travail bafoués et qui ne paient pas d'impôts en France.

De l'autre des chefs d'entreprise qui se vouent corps et âmes à leur metier de passeur de culture.
Tellement heureux qu'Amazon qui, en temps normal, traite déjà durement ses salariés aie l'occasion de mettre continûment leur santé en danger (pas de masques, pas de gants, pas de gel, cadences infernales et promiscuité empêchant de respecter la distance de sécurité entre personnes, etc.). Ce doit être chouette de penser à tout cela en lisant un bouquin qui vous a été fourni par Amazon, Inc. à coup de trique pour son personnel ! Bonne lecture, ô consommateur intègre !



Au passage, je me demande comment Amazon est approvisionné en livres alors que les vrais libraires ne peuvent commander aux éditeurs.



Aller en librairie me manque ; et, par ailleurs, j'ai pas mal d'ouvrages à commander, ce que je fais d'habitude en passant par la bonne librairie de ma ville ou par des sites de vrais libraires, comme Gibert à Paris ou Le Hall du Livre à Nancy. Contrairement à ce que vous soutenez, tous ces acteurs sont efficaces. Mais, puisque, à leur corps défendant, les libraires ne peuvent s'approvisionner auprès des éditeurs, j'attends que cette période finisse. Et je continuerai à boycotter Amazon, marchand de papier prédateur, ennemi de notre réseau de librairies que bien des pays nous envient : pour une fois que la France est performante, ne démolissons pas notre richesse culturelle à laquelle contribue ce remarquable réseau.



Vivent les libraires, monsieur !
Soit votre message est une blague soit vous n’avez rien compris pauvre Monsieur!
Toujours@Jean-Louis Rosa

PS : après avoir relu votre message, je vous conseille de commander un ou plusieurs ouvrages de la collection Bescherelle, ce qui vous permettra de découvrir les règles de la ponctuation et de l'orthographe.
Tais-toi comique!
Si si les librairies peuvent s approvisionner chez des éditeurs. Www.motpassant.fr par exemple

Ce serait bien que les libraires qui ont besoin aujourd hui des petits éditeurs, soutiennent aussi les petits éditeurs en temps normal
Totalement d'accord avec vous !
Quel dommage que les libraires, une fois les conditions sanitaires requises réunies, n'aient pas voulu rouvrir. Ils ont perdu une occasion historique...
En effet ! Ils risquent ainsi " d'ouvrir un boulevard " à Amazon.

Et l'État n'aide pas en multipliant les réglementations aussi imbéciles que liberticides sur les produits dits " de première nécessité " auxquels le commerce en ligne doit se limiter : l'administration n'a pas à fourrer son groin dans nos vies ! Qu'elle fasse son métier en veillant à ce que la santé des personnes qui travaillent, quelle que soit l'entreprise concernée, ne soit pas mise en danger.
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