France : les jeunes considèrent l'écriture comme un plaisir

Julien Helmlinger - 03.10.2016

Edition - Société - jeunesse jeunes - écriture lecture - statistiques sondage


Le Labo des histoires, qui publie son premier baromêtre dédié au sujet, a pris la température sur le terrain du rapport à l'écriture des jeunes Français. Le verdict de l'association rompt avec certains préjugés, suggérant que la jeunesse n'a pas cessé d’écrire à l'ère connectée. Au contraire, l’acte d’écrire a été dépeint comme un plaisir par 7 sondés sur 10.

 

CC by SA 2.0 par f99aq8ove

 

 

Dans le cadre de l’étude, 72 % des sondés âgés entre 16 et 24 ans déclarent prendre du plaisir à écrire, peu importe le mode et la fréquence. Ils sont 1 sur 5 à écrire des histoires issues de leur imagination. S’exprimer par une lettre semble facile à 27 % d’entre eux, contre 33 % pour la parole.

 

Contrairement au cliché, les jeunes n’auraient donc pas cessé d’écrire, mais plutôt adapté leur manière de le faire. Ainsi 87 % des Français déclarent écrire souvent des SMS à leurs proches, 76 % des emails à leurs amis et famille, quand 29 % participent souvent à des conversations sur des forums en ligne.

 

Les claviers se subtilisent parfois aux stylos, mais la lettre manuscrite n’est pas totalement obsolète, 35 % des interrogés déclarant encore en envoyer à leurs proches. Les 16-24 ans sont davantage adeptes des forums de discussion, 18 % d’entre eux contre 10 % des plus de 60 ans. Mais lorsqu’il s’agit de conter leur fiction, ils seraient plus attachés aux lettres manuscrites (27 %) que les seniors (15 %).
 

Pour Philippe Robinet, Président fondateur du Labo des histoires : « Nous constatons dans cette étude que les Français écrivent et aiment écrire, c’est une excellente nouvelle. Nous, au Labo des histoires, nous voyons chaque jour dans nos ateliers d’écriture que les jeunes prennent du plaisir à écrire. L’écriture créative est un formidable vecteur de communication. Les ateliers nous permettent de prendre la mesure de l’imaginaire des jeunes Français et de leur redonner confiance en eux. Ils nous le prouvent ici en déclarant que non seulement ils écrivent, mais qu’en plus ils aiment ça. »