France : un prix significativement moins cher de l'ebook (Amazon)

Clément Solym - 10.11.2010

Edition - Société - garambois - amazon - ebook


Le Forum d'Avignon a dévoilé l'étude qui redonne confiance : en 2015, 20 % des ventes de livres seront des ebooks. De quoi encourager les éditeurs à se lancer dans ce pan de l'édition... (notre actualitté)

Et parmi les acteurs du monde numérique, Amazon et son représentant en France Xavier Garambois, interrogé sur Buzz Media, qui détaille le monde de l'ebook, tel que le géant de Seattle l'envisage. Alors que les rumeurs se sont de plus en plus insistantes autour de l'arrivée d'un ebookstore Kindle en Allemagne, qu'en pense la division France du cybermarchand ?

Le président d'Amazon fête actuellement ses dix années de présence sous nos latitudes et revient sur cette histoire qui en Noël 2009 avait fait un scandale. Amazon vendait plus de livres numériques que de livres papiers, et le Kindle était devenu le produit phare - parce que le plus vendu.

Toujours pas de chiffres

Point de chiffres de ventes pour ce lecteur ebook, mais une accélération qu'Amazon tient à notifier à tous et dans tous les cas « sur les premiers neuf mois de l'année trois fois plus de Kindle que l'année dernière », ont été vendus. Encore une information qui fera sourire. Oui, parce que trois fois plus que rien, ça ne ferait toujours pas grand-chose. Face aux 4 millions d'iPads annoncés...

Reste que le marché nord-américain est largement en avance et les millionnaires de l'ebook outre-Atlantique ne sont certes pas nombreux, mais on en compte au moins deux dont les ventes se sont faites via la boutique Kindle, justement. Ce qui est « beau », estime M. Garambois, c'est que dans tous les cas les gens lisent sur tous les supports.

Quant à savoir si le Kindle deviendra une tablette multimédia..., c'est peu probable. L'idée est de rester sur un appareil uniquement de lecture.

Et toujours un peu d'impéricisions

Bon, on passera rapidement sur le journaliste qui a encore bien préparé son papier, en annonçant que le sénat a voté une loi sur le prix unique du livre numérique. Adoptée. Pas votée. Mais enfin...

Reste que « les prix des livres électroniques étaient significativement moins chers » outre-Atlantique, ce qui a permis entre 2007 et 2010 de développer ce secteur. Et plutôt que de dire qu'Amazon a bradé ses livres, Xavier Garambois considère que la société a été « pointue » sur les tarifs. Ce qu'il passe sous silence, c'est qu'autant en Angleterre qu'aux États-Unis, Amazon s'est fait tirer les oreilles, puisque désormais, c'est le contrat d'agence qui s'applique et que les éditeurs fixent les tarifs de leurs ouvrages numériques et plus le cyberlibraire.

Ce que la loi prisunic fixera assurément, c'est la fin des discussions, ajoute-t-il, mais Amazon continuera de demander, c'est que le prix soit « significativement moins cher », que pour le papier. À savoir ? « Au moins 30 % », voire plutôt entre 30 et 40 % moins cher, sinon le marché ne décollera pas. La baisse de la TVA permettra d'exaucer le souhaite de M. Garambois.