France : vers 'une solution amiable' entre éditeurs et Google Books

Clément Solym - 14.09.2011

Edition - Justice - numeriser - google - books


 Voilà une semaine, les trois éditeurs français, Albin Michel, Flammarion et Gallimard laissaient passer le délai d’assignation, qui leur aurait permis de poursuivre le procès contre Google Books.

Mais ainsi que nous l’avions compris, c’est moins par volonté d’arrêter leur démarche que par désir de sauver la face que les éditeurs décident finalement de laisser tomber. Selon Antoine Gallimard (en photo), patron des éditions du même nom, et président du Syndicat national de l’édition, il faut désormais partir à la recherche « d’une solution amiable ».

C’est que dans le communiqué diffusé par les trois maisons, on tient à garder la tête haute. « Pour favoriser la reprise des discussions entre le Syndicat national de l’édition et Google autour de la numérisation des livres sous droits et rechercher une solution amiable au contentieux engagé par leurs trois maisons, Gallimard, Flammarion et Albin Michel ont accepté de renoncer au placement des assignations délivrées les 6 mai et 3 juin 2011 aux sociétés Google France et Google inc. », peut-on lire dans un communiqué.

Ce n’est donc pas qu’ils ne poursuivent plus, mais bien, comme nous l’analysions qu’il est impératif que la procédure s’arrête, pour reprendre les négociations. D’ailleurs, le communiqué ajoute : « Ces éditeurs précisent qu'ils conservent néanmoins le droit de réintroduire leur action selon l'issue des négociations. »

On comprend bien, dans ces circonstances, que pour profiter de la numérisation réalisée par Google, il ne pouvait pas en être autrement. Le tout était donc d’arriver à faire cesser les poursuites, sans donner l’impression de céder à la toute puissance de Google. (voir notre actualitté

Du côté de Google, cet arrêt des poursuites avait été particulièrement bien vécu. « Nous avons toujours exprimé notre volonté de dialoguer de façon constructive et de collaborer avec les éditeurs du monde entier pour préserver et diffuser le patrimoine culturel et identifier de nouvelles opportunités commerciales pour les auteurs et les éditeurs. » (voir notre actualitté)