Francis Gurry : la fin de la presse que nous connaissons en 2040

Clément Solym - 03.10.2011

Edition - Société - journaux - modèle - economique


Quand le grand patron de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle s'exprime, la moindre des choses à faire, c'est de l'écouter. Surtout quand il évoque la disparition de la presse papier, et les questions liées au livre numérique.

Dans un entretien accordé à la Tribune de Genève, il explique que « dans quelques années, il n'existera plus de journaux imprimés comme nous les connaissons aujourd'hui ».

Mais d'ajouter immédiatement : « C'est une évolution. Ce n'est ni bien, ni mal. Des études montrent qu'ils disparaîtront en 2040. Aux États-Unis, cela s'achèvera en 2017. »


Évoquant l'annonce d'Amazon, sans citer le nom du cybermarchand, il rappelle qu'aux USA, on vend déjà plus de versions numériques que de papier, dans le domaine de la presse.

Dans les villes, on compte d'ailleurs de moins en moins de librairies, et la récente faillite de Borders n'a pas vraiment arrangé les choses.

Mais pour le secteur de la presse, le problème majeur réside dans le modèle économique. « Comment les éditeurs, trouveront des revenus pour payer ceux qui écrivent des articles ? » Et d'avancer que le système de protection du droit d'auteur doit être préservé en tant que moyen de payer ces auteurs.

Des propos que l'on pourrait sans peine rapprocher de ceux tenus par Mike McCue, fondateur de Flipboard. Cette application permet de retrouver ses différentes sources d'information sur une plateforme unique, l'iPad.

Or, selon lui, « le web ressemblera de plus en plus à l'imprimé », grâce, notamment à l'arrivée de l'HTML5... (voir notre actualitté)