Franck Riester : “La réouverture des bibliothèques devra se faire avec méthode”

Antoine Oury - 24.04.2020

Edition - Bibliothèques - reouverture bibliotheques - Franck Riester - bibliotheques confinement


Depuis le ministère de la Culture, Franck Riester a adressé un rapide message aux bibliothécaires, dont les établissements sont fermés au public depuis le 14 mars. Saluant le maintien des services à distance, et notamment l'accès aux ressources numériques — sans évoquer les drive et autres services de portage —, le ministre a surtout indiqué que le travail est en cours pour encadrer les réouvertures des bibliothèques.

Franck Riester, ministre de la Culture
Franck Riester, en 2019 - (photo d'illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


Peu d'informations, dans un message essentiellement destiné à remercier les professionnels de la lecture publique, alors que leurs missions s'effectuent depuis le mois de mars, avec un travail en interne maintenu et, parfois, la mise en place de service de retrait de réservations ou de livraisons à domicile, cependant déconseillés par l'Association des Bibliothécaires de France.

Dans son intervention filmée, le ministre de la Culture indique que la rue de Valois continuera de soutenir les bibliothèques et les collectivités, et se dit persuadé que l'engouement observé pour les ressources des établissements se prolongera à la sortie du confinement.

À ce titre, Franck Riester tient à rassurer les libraires peut-être inquiets de voir les usages numériques se développer : « Nous veillerons aussi à ce que le développement des ressources numériques s'accompagne d'un maintien des achats de livres imprimés auprès des libraires, car la solidarité entre ces deux réseaux de diffusion de livres est au cœur de ma politique. »

En réalité, si l'on s'appuie sur les données relevées par l'Hadopi, la lecture numérique n'aura pas non plus explosé pendant la période : « Si elle a peu contribué à recruter de nouveaux adeptes, la situation de confinement semble avoir intensifié les pratiques de ceux qui consommaient ces biens avant le début de la crise », notait la Haute autorité au début du mois d'avril.
 


Toutefois, de nombreux établissements et collectivités se retrouvent confrontés, avec plus de conséquences en cette période d'utilisations massives, aux coûts des ressources numériques. Comme l'avait lui-même relevé le ministère de la Culture dans une enquête, « 25 % des bibliothèques [parmi les répondants, NdR] envisagent d’augmenter le budget consacré aux ressources numériques pour faire face à l’augmentation des usages observée pendant le confinement. Pour 24 % des établissements, “aucune enveloppe budgétaire supplémentaire n’est envisageable et les bibliothèques doivent, si elles veulent renforcer leur offre, redéployer leur budget existant” ».
 
Ainsi, le soutien de l'État devrait peut-être se porter vers le renforcement de ces offres, si une partie des usages du confinement perdurent dans le temps.

Concernant le déconfinement des bibliothèques, « [l]a réouverture des bibliothèques devra se faire avec méthode », souligne Franck Riester, qui assure qu'un travail est mené avec les professionnels et les collectivités territoriales pour aboutir « à un processus de reprise compatible avec les contraintes liées à la situation sanitaire ».


Commentaires
Il va falloir expliquer à beaucoup de gens pourquoi les bibliothèques seraient plus dangereuses que les librairies... On pourrait entrer, choisir et faire un prêt, non ?

Les livres rendus peuvent rester en quarantaine quelques jours, puis désinfectés ?

Mon sentiment est que le secteur privé est plus inventif et motivé.
et les librairies plus dangereuses que les bars ou les restaurants, on pourrait rentrer, boire un petit verre et repartir... feignants de taverniers !

tout cela n'est au fond qu'une question de priorités...
Chère Marthe, imaginez une librairie dans laquelle les clients rapporteraient l'intégralité de leurs achats des deux derniers mois (d'avant de confinement) pour ensuite que la librairie puisse les revendre à de nouveaux clients!

Chère Marthe imaginez une librairie qui reçoive chaque semaine des clients de tous les âges et de toutes les conditions qui viendraient flaner, feuilleter, discuter, surfer!

Chère Marthe, imaginez une librarie dans lesquelles les enfants seraient lâché en liberté pour gambader entre les rayons !

Et une bibliothèque n'est pas une libraire ! de même qu'une Marthe n'est pas une ampoule.
Évidemment, personne n'ouvre ses services comme avant ! Il s'agit d'innover, de s'adapter.

C'est facile de caricaturer la pensée d'une personne...

Heureusement, j'ai vu ma médiathèque mettre en place des rendez vous pour rapporter les documents et en prendre d'autres. Que proposez-vous à vos usagers, une porte close ?!
nous sommes le 8 mai et apparemment toujours aucun document, aucune documentation su ministère pour décrire ou appuyer cette fameuse méthode !

on se demande d'ailleurs pourquoi le gouvernement qui autorise la réouverture des bibliothèque le 11 mai ne rouvre pas sa bnf (la date sera communiquée mi-juin...) et sa bpi. Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais.

On a peut-être un problème de ministre ?
Asnières sur Seine reprend les prêts et retour dès lundi.

Les restaurants dans mon quartier font de la vente à emporter.

C'est clair : certaines équipes se bougent et d'autres restent en arrière.
bonjour,

la réalité est parfois un peu plus nuancée que votre lecture stigmatisante. Il est sans doute confortable d'imaginer qu'il y a les "premiers de cordée" et "ceux qui ne sont rien" mais cela ne rend pas compte de ce qui est mis en place par les bibliothèques et les collectivités.



Certaines collectivités (élus locaux) n'ont pas pu équiper les agents de bibliothèque des équipements de protection pour le 11 mai parce qu'autres services étaient prioritaires, d'autres ont estimé que la réouverture de ces services n'était pas un chantier prioritaire au regard de l'ensemble des autres missions qu'elles portent (EPAHD, Ecoles primaires, police, voirie etc...), certaines ont mobilisé des agents de bibliothèques sur d'autres missions que le leurs (encadrement d'enfants dans les écoles, information téléphonique, surveillance en maison de retraite, portage à domicile pour les CCAS...)...

Cela peut expliquer un certain retard pour un redémarrage le 11 mai. De vous à moi, ces quelques jours de décalage ne pèseront pas grand chose à l'échelle de nos vies lorsque tout cela ne sera plus, nous l'espérons tous, qu'un mauvais souvenir.

Prenez soin de vous
Pourquoi politiser les choses, m'accuser de "stigmatiser" je ne sais qui ? Restons sur les faits. Qui propose des services, qui n'en propose pas ? On verra sur les prochaines semaines. Pour l'instant, on peut monter dans un train pour un trajet de plusieurs heures, aller chez un coiffeur, mais pas s'asseoir dans une bibliothèque.
Concernant les commentaires de Marthe, ils sont vraiment honteux. Elle ne connait pas le monde des bibliothèques où si la médiathèque ouvre? IL faudrait passer derrière chaque personne qui emprunte un livre et le repose dans les rayons pour désinfecter ce document. On est revenu dans les locaux où on a mis tous les documents en quarantaine et mis en place le drive avec des réservations à gérer, sans compter les commandes à effectuer pour satisfaire les usagers. On ne reste pas sur notre fauteuil à regarder un film ou à se tourner les pouces. A bon entendeur salut
Hi hi, "[l]a réouverture des bibliothèques devra se faire avec méthode" tout en étant " compatible avec les contraintes liées à la situation sanitaire.

Bin on est bien avancé... tout à coup j'y vois plus clair... ma journée s'illumine...

Euh, il ne serait pas en train d'enfoncer des portes ouvertes là notre Ministre ?
Bonjour ,les bibliothèques seront t-elles désinfectées ainsi que tous les livres en rayons,pour la sécurité des bibliothécaires et des lecteurs.ainsi que les livres rendus à l'ouverture de ces lieux que nous aimons.
On se pouille sur les "drive" et le portage et l'Etat fait l'autruche au lieu de prendre une position claire. LAMENTABLE.
Depuis que les bibliothèques sont fermées, il y a longtemps que le virus n'est plus actif, pour peu qu'il ait infecté certains documents...

L'époque nous invite à nous réinventer... a--ton besoin d'un ministère inexistant pour cela ?
D'accord avec vous ! Il faut inventer, s'adapter, trouver des solutions. J'ai vu des coiffeurs ouvrir ce lundi à minuit ! En revanche, le bibliothèque universitaire à côté de chez moi commence à "réfléchir à mettre en place prochainement certains services". Les étudiants étrangers bloqués en France, les étudiants qui ont de tout petits logements, ou vivent chez leurs parents dans des conditions pas toujours faciles pour se concentrer devront être patients...
Oui mais... et les livres qui reviennent des foyers ?
Le virus étant actif environ 4h.Rien à craindre... Pour la réouverture, après...
En l'état des connaissances, il est loin d'être impossible que le virus demeure quelques heures sur les surfaces papier et carton. Peut-être bien au-delà sur les couvertures en plastique. Il y a donc danger potentiel sur les livres rendus comme sur la lecture des quotidiens et revues dans les bibliothèques. Je préfère ne même pas évoquer les dessertes départementales des Bibliothèques départementales dont le personnel circule et prête des documents sur tout leur territoire avec une évidente capacité à diffuser le virus soit par les documents soit par les personnes. En outre dans les partenaires de ces services, on trouve un certain nombre de vaillantes bénévoles très âgées (donc à risque). Cette reprise prématurée des bibliothèques est vraiment du grand n'importe quoi et méprise d'ailleurs grandement l'avis des professionnels.
Vous aurez des réponses super immédiates, détaillées et précises de ce ministre et des autres quand tous auront été si bien robotisés et qu'il suffira d'un clic sur leur nombril pour qu'ils vous répondent ipso facto. En attendant, soyez moins exigeants, cultivez la patience, rengainez votre inutile frustration et soignez gentiment votre prurit. Vous ne mourrez pas d'avoir attendu quelques mois pour foncer sur des livres eux aussi, d'ailleurs, confinés.



L'Etat n'a pas que cette situation à régler et ne l'a pas jugée - avec raison - prioritaire. Il a d'autres chats - plus dangereux - à fouetter d'abord. Lesquels, à votre avis? Laissez-le respirer pour qu'il ne fasse pas de bêtises.
En réalité, loin d'être un souci de bibliothécaires frustrées. Les professionnels sont désolés de n'avoir pas de réponse de leurs ministre alors que leur hiérarchie directe(maires,élus,adjoint à la culture) exige la réouverture de leurs équipements. C'est se grand écart qui les inquiète, ne vous inquiétez pas le reste du temps ils n'attendent plus grand-chose de leurs gouvernants.
Rien contre M. Riester, mais franchement comme potiche on a décroché le pompon : inculte, bobo, inapproprié, faux-cul, lécheur de pompes, aux ordres... comme "pratiquement" (sauf 2) tous les ministres de la culture. C'est un poste négligé, méprisé, sans enjeu, qui ne pèse rien économiquement et politiquement. C'est à chaque fois un poste de complaisance, de réseau. Ça montre à quel point les politiques n'en n'ont rien à foutre de la culture et la méprisent ouvertement. Riester est aussi ridicule que les autres, c'est tout. Il ne faut rien en attendre.

Auteurs, autrices, vous perdez votre temps avec ce genre de coquille vide seulement capable de répéter la voix de son maître... Il va juste vous faire de beaux discours faux-cul jusqu'a la fin de son mandat comme on le lui a bien appris. La culture en France n'est qu'une danseuse d'opérette, une façade diplomatique, une mignardise sur la pommette, une intrigue de cour, les gens y sont précieux et ridicules. Elle ne pèse rien. Nous ne pesons rien aux yeux du pouvoir. La seule chose à faire c'est de nous organiser entre nous en ne comptant que sous nous-même. Si nous comptons sur Riester pour défendre notre statut face aux autres acteurs de chaîne du livre, RDV dans 2 ans avec les mêmes grognements et quelques rides en plus...
Comment qu'on fait pour ne compter que "sous" nous-même? C'est un exercice de gym ou de math?
Peut-être commencer par faire la grève des manuscrits avec une revendication du droit d'auteur à vingt pour cent dès le premier ouvrage vendu, et agréger les auteurs bancable à notre action pour qu'ils se joignent à nous...
Le problème n'est pas que celui de la désinfection des livres, le plus important c'est l'accueil du public : jeunes des quartiers, personnes âgées, familles ... La médiathèque 3ème lieu ! Les animations, lectures pour les petits, ateliers, spectacles, le jeu aussi très présents, les postes informatiques bref autant de situations propices à la circulation du virus, dans des lieux souvent petits avec autant de vecteurs de transmissions : jeux, tapis, coussins, sièges ...et évidemment la proximité entre usagers et personnels ...Pas très propice au déconfinement tout ça ...
C'est sûr que c'est pas facile, mais vous proposez quoi ? Rester chez vous (en percevant l'intégralité de votre salaire) et attendre douze mois que la crise sanitaire soit passée ?
je rejoins le commentaire de PP il faut etre extrement prudent lors de la réouverture des bibliotheques et mediatheques les gestes barrieres et les equipements de protections sont indispensables

je suis outré par votre commentaire extrèmement déplacé sur le fait de" rester chez soi et percevoir son salaire" vous devriez vraiment tournez votre langue 7 fois c'est honteux les agents et personnels des bibliotheques sont des gens honetes
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