François Hollande s'engage avec les libraires indépendants

Clément Solym - 23.12.2011

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C'est en bon candidat à la présidentielle que François Hollande vient de faire un geste chargé de symbole : allez dans une librairie pour acheter des livres. Si. Parce que l'engagement ne connaît aucune limite. 

 

Selon LCI, le bon François s'est rendu hier dans une librairie parisienne, avec force journalistes aux alentours, pour recueillir les propos du candidat. Qui n'a acheté ni Goncourt ni autre prix littéraire tape-à-l'oeil. « Nous devons défendre et promouvoir le livre. Pour qu'il y ait des lecteurs il faut qu'il y ait des livres mais aussi des librairies », explique le candidat, ses livres à la main. 

 

C'est en effet devant les caméras que François Hollande a décidé de faire valoir ses convictions profondes en faveur de la défense des librairies indépendantes. Mais également parler de ses lectures et ses goûts, depuis La Comédie humaine d'Honoré de Balzac jusqu'à Le Temps des riches de Thierry Pec.

 

Attention toutefois, la Comédie comporte 137 oeuvres, dont 95 romans. De quoi donner à lire durant les longues soirées d'hiver à l'Elysée.

 

Lors de l'annonce d'une TVA revue à la hausse, François Hollande avait assuré, au cours d'une conférence de presse, de tout son soutien à la profession. « Le gouvernement en s'attaquant aux biens et aux services culturels en pleine crise, prive encore davantage nos concitoyens de l'accès à la culture » ce qui « met en péril l'un des piliers de notre économie », expliquait-il.  

 

Plus récemment, la Dame Culture de la campagne de Hollande, Aurélie Filippetti, avait donné les grandes lignes du programme socialiste. « Nous réfléchissons à la possibilité de mettre à contribution les sociétés comme Amazon qui ne vendent qu'en ligne. Elles ne peuvent avoir le même traitement que des libraires ou des disquaires qui ont un fonds de commerce et supportent des charges beaucoup plus lourdes. »

 

« Pour qu'il y ait des lecteurs, il faut qu'il y ait des livres et donc il faut qu'il y ait des libraires. La hausse de la TVA, le fait qu'elle passe de 5,5% à 7%, affaiblit la profession, et notamment les libraires de centre-ville. Et le risque, c'est la disparition de ces lieux de culture, d'échange, de conseil. Ce serait extrêmement préjudiciable. Il y a un risque de fermeture de 20% des librairies de centre ville ! » (voir Les Inrocks)

 

Et sur la question de la TVA est nette : en cas de victoire, ce sera un retour à 5,5 % pour le livre, contre les 7 % visés par le plan de rigueur Fillon II. 

 

Direction le coulisses de cette visite : 

 

 

Fin novembre, c'est à Bordeaux que le candidat s'était offert un bain de foule, qui avait fini à la librairie Mollat, autre occasion de défendre le livre et la librairie indépendante. Mais également de dédicacer son dernier livre, publié chez Privat, Le rêve français. Parce qu'évidemment, il n'y a pas de petits profits...