François Hollande : une "foi irréversible dans la littérature, la création, l'expression"

Clément Solym - 22.03.2015

Edition - Société - François Hollande - Salon livre Paris - visite littérature lecture


Le président de la République était de passage ce 21 mars au Salon du livre de Paris. Un bain de foule, certes, avec la meute de journalistes collée aux mocassins présidentiels. Une visite largement appuyée puisque François Hollande a parcouru les allées du Salon durant plusieurs heures. Et bien encadré : Fleur Pellerin, ministre de la Culture et Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition, l'ont suivi dans sa marche.

 

 

Cette visite au Salon a permis au président de réaffirmer son goût pour la lecture – et évoquant Mona Ozouf, Lydie Salvayre et Pascal Quignard, il souligne, « encore faut-il avoir le temps de lire ». Mais cette édition du Salon donnait l'occasion de revenir sur les attentats du 7 janvier, survenus à la rédaction de Charlie Hebdo. François Hollande, cité par l'AFP, évoque une « foi irréversible dans la littérature, la création, l'expression, la pensée ». 

 

Sa présence se justifiait d'ailleurs pour défendre « la liberté d'expression, parce que ce qui fait la force de la France, de sa culture, c'est la liberté. Nous avons été frappés au mois de janvier, ce Salon est aussi une des réponses ». 

 

 

 

 

Il n'a pas manqué d'évoquer le sort de l'écrivain italien Erri De Luca, qui encourt une peine de prison pour avoir encouragé au sabotage d'une ligne de train à grande vitesse, reliant Lyon à Turin. Selon le président, les auteurs « ne doivent pas être poursuivis pour leurs textes », mais il se garderait bien d'intervenir dans une affaire juridique. D'autant plus qu'elle se déroule à l'extérieur...

 

Et alors que ce dimanche, s'ouvrent les élections départementales (même Google a décidé de mettre cet événement politique à l'honneur), le président a insisté sur la portée de la littérature, estimant que « ce ne sont pas que les écrivains étrangers qui font la richesse de la France, mais c'est tous les étrangers ».

 

Alors que de nombreux sondages offrent d'inquiétantes perspectives pour le Front national, le président a pu insister : « C'est une chance pour la France d'avoir des auteurs étrangers, des créateurs étrangers, des travailleurs étrangers, et d'ailleurs, comme disait la chanson, ça fait d'excellents Français ! »

 

 

photos et vidéo via Elysée