François Weyergans s'apprête à rentrer sous la Coupole

Clément Solym - 14.06.2011

Edition - Société - Weyergans - réception - académie


François Weyergans, élu à l’Académie française le 26 mars 2009, s’apprête à faire son entrée sous la célèbre Coupole en grande pompe ce jeudi 16 juin. Pour l’occasion, ce sera Erik Orsenna qui prononcera un petit discours de bienvenue pour saluer ce Franco-belge, aussi à l’aise avec le cinéma qu’avec la littérature.

C’est le fauteuil 32 qu’il va occuper, celui de Maurice Rheims, disparu en 2003. Un fauteuil qui a tout de même sa petite histoire. En effet, on lui accorde une certaine malédiction. Elu à ce même fauteuil en mars 2004, Alain Robbe-Grillet aurait dû y siéger sauf que l’auteur de La Jalousie refusait l’habit vert et la tradition du discours à faire sur la mémoire de son illustre prédécesseur.


Résultat des courses, la mort de Robbe-Grillet, avant même son entrée officielle, en 2008, rendit à nouveau ce fauteuil disponible. Ne voyant pas venir de discours pour célébrer la mémoire de son père, Nathalie Rheims s’est inspirée de cette histoire pour écrire Le fantôme du fauteuil 32, aux éditions Léo Scheer (245 pages, 18 €, juin 2011). Il faut garder à l’esprit que ce même fauteuil avait déjà eu droit à son roman, un livre signé de la plume de Gaston Leroux, Le fauteuil hanté.

François Weyergans a eu donc la lourde tâche de travailler à un discours rendant à la fois hommage à Maurice Rheims et Alain Robbe-Grillet, afin de contenter tous les bords…Après son entrée dans l’Académie français, cet amoureux du cinéma ne compte pas s’arrêter là.

Et, pointant auprès de nos confrères de l’AFP, les accointances qu’ont toujours eu le cinéma et la littérature, il se plait à rêver de monter les marches du Palais des festivals de Cannes, revêtu du célèbre costume vert des académiciens. Et de citer Pagnol ou Cocteau, académiciens mais aussi, le temps d’un festival, président du jury ou juré.