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Françoise Nyssen : Sauramps, auteurs, éditeurs et prix unique

Nicolas Gary - 29.06.2017

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En marge de l’Assemblée générale du Syndicat national de l’édition, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était présente pour accompagner la signature d’un nouvel accord entre auteurs et éditeurs. Ce dernier, touchant aux échanges contractuels, devrait se concrétiser par une modification législative – encore faut-il trouver le véhicule adapté. Mais l’actualité de la librairie Sauramps était également brûlante.



 

 

Bien que l’actuel PDG Jean-Marie Sevestre ait décidé d’interjeter appel de la décision du tribunal de commerce, la situation semble réglée pour les librairies de Montpellier. Mais pour la ministre de la Culture, impossible de commenter une décision de justice : « Nous n’avons pas à intervenir : c’est un dossier qui nous tient à cœur, parce qu’il s’agit d’une librairie de centre-ville fondamentale. [Surtout] une librairie de cette ampleur, il faut la préserver », assure-t-elle.
 

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Et comme tout un chacun, la ministre constate « qu’un dossier préservait 50 % d’emplois de plus ». En l’occurrence, celui porté par la société Amétis de François Fontès. Seul commentaire que Françoise Nyssen s’accorde. « Les emplois, c’est aussi fondamental, surtout qu’il s’agit de gens qui ont à cœur cette mission presque publique de défendre la culture, de défendre le livre. Il faut prendre cela en compte et voir comment cela sera traité. »

 

En effet, le tribunal n’a pas opté pour le mieux-disant social, reconnaît-elle.

 

Autre point, soulevé par Marie Sellier, présidente de la SGDL, durant son intervention, la rémunération des auteurs. Si Françoise Nyssen souligne « avoir quitté toute fonction au sein du groupe Actes Sud », et ne s’exprimer qu’en qualité de ministre de la Culture, la question reste brûlante. Que ce soit dans le domaine de la jeunesse, ou sur le livre numérique, comment faire ? 

 

« La conciliation », reste le maître mot, celle de « la prise en mains [des éditeurs] avec les auteurs. J’ai parlé de responsabilité, et j’insiste sur la responsabilité de tous les acteurs, ainsi que la nécessité du dialogue de la bienveillance et de la confiance ». 

 

Quant à la Charte sur le Prix du livre, signée entre les acteurs du e-commerce, le SNE et le syndicat de la librairie, plusieurs voix ont souligné l’absence d’opérateurs notables, comme Le Bon Coin. En effet, cette charte vise à introduire un Code des bonnes conduites autour du prix unique du livre. Elle regroupait ainsi différents acteurs du net qui propose une offre de livres d’occasion – dont le prix de vente n’est pas celui du neuf, défini par l’éditeur. 

 


 

« Nous allons nous employer à faire venir de plus en plus d’acteurs et c’est pour cela que nous nous montrerons vigilants, dans les mois qui viennent. Cela implique toute la responsabilité, également, dont le ministère doit faire preuve. »