Frank Darabont défend les fruits de sa cervelle contre AMC

Julien Helmlinger - 18.12.2013

Edition - Justice - Frank Darabont - Walking Dead - AMC


Le créateur de la série The Walking Dead adaptée du comics éponyme de Kirkman, a été remercié par les producteurs dès l'issue de la saison 2, mais Frank Darabont attaque désormais ses anciens employeurs en justice. Sa plainte déposée ce 17 décembre vise la chaîne américaine, en arguant qu'elle aurait arnaqué le cinéaste. Il estime qu'on lui est redevable de plusieurs dizaines de millions de dollars, pendant que la 4e saison cartonne aux Etats-Unis. Une affaire touchant aux redevances qui n'est pas sans rappeler le cas des X-Files.

 

 

Viré de la production, le créateur bouge encore... 

 

 

Le dépôt de plainte, révélé par le Hollywood Reporter, accuse la chaîne de télévision d'une forme de délit d'initié par le biais duquel elle aurait fait en sorte de spolier le cinéaste au moment de partager les revenus générés par la saga dont il est à l'origine, elle-même déclinée à partir de la série graphique scénarisée par Robert Kirkman et illustrée par Charlie Adlard.

 

Dans le cadre de cette production à succès, selon Frank Darabont, la chaîne AMC aurait initialement envisagé de faire appel à des producteurs externes pour The Walking Dead. Ce qui aurait offert au cinéaste de toucher 12,5 % des profits, mais finalement la série TV aurait été produite sans faire appel à une maison de production, de manière à laisser la chaîne maîtresse de ses finances.


Le cinéaste américain d'origine hongroise estime que promesse n'a pas été tenue et qu'il n'aura jamais un dollar des profits qu'on lui aurait fait miroiter au départ. La chaîne laissait quant à elle entendre que sur l'année 2011, la série faisait face à un déficit de quelque 49 millions de dollars…malgré sa popularité.


En outre Frank Darabont accuse ses anciens employeurs d'avoir voulu une fois encore économiser de l'argent, au moment de le renvoyer brutalement, et ce, à sa stupéfaction. Dernièrement il avait publiquement qualifiés ses ex-patrons de « sociopathes, qui n'en ont rien à faire de vos sentiments [...] parce qu'ils ont leurs raisons de tout foutre par terre... ».