FTC : L'achat In-App, un jeu d'enfant (trop ?)

Clément Solym - 23.02.2011

Edition - Economie - achat - applications - apple


Est-il trop simple d'acheter des applications en passant par les appareils d'Apple ? La force du service iTunes réside bel et bien dans ce qu'il suffit d'entrer son code personnel de compte pour se procurer tout ce que l'on souhaite. Fort bien. Mais la Federal Trade Commission émet des réserves.

Oh, qu'Apple se rassure, les 30 % de taxe dans la vente d'abonnement que va prendre la société n'ont rien à voir avec les doutes que la FTC a avancés. En fait, c'est tout le contraire.

Jeux d'enfants à interdire ?

Ed Markey, député du district du Massachusetts a en effet signalé à l'autorité que l'achat In-App est tellement simple qu'il présente des risques.

Prenons l'exemple d'un enfant à qui papa ou maman aurait donné son code, un jour, pour s'acheter une petite douceur numérique à 0,99 dollar. Rien de bien méchant, sur le moment. Mais l'intéressé retient le code secret et s'amuse à acheter d'autres choses, vendues à travers l'application. Qu'en est-il, dans ce cas, demande le député.


Jon Leibowitz, président de la FTC rassure : l'autorité prend la question très au sérieux, et partage entièrement les préoccupations que le député soulève. Il y a en effet fort à parier qu'un enfant ne saisisse pas les enjeux de ce petit code tapé, puisque d'un, c'est débité sur la carte de papa, de deux, c'est - presque - aussi simple que de mettre son pouce dans sa bouche. (Via Washington Post)

Évidemment, Apple pourra toujours arguer qu'il est nécessaire de valider le code pour chaque application que l'on souhaite télécharger et de même pour les achats In-App. L'argument risque de ne pas suffire pour rassurer les parents. C'est que, Apple ne demande le code que toutes les 15 minutes et qu'il est assez facile, durant ce laps de temps, de dépenser des sommes folles, si l'on est un peu rapide.

Quant à dire aux parents qu'ils n'ont qu'à ne pas donner leur code secret à leur progéniture, c'est à peu près exclu, évidemment.

Manquerait plus que l'on demande aux parents d'être responsables, outre-Atlantique...