Gabriel Matzneff, toujours dans le déni, refuse le terme de “crime”

Camille Cado - 29.01.2020

Edition - Société - Matzneff regret pédophilie - Matzneff réponse Springora - Affaire Matzneff enquête


Dans Le Consentement (Éditions Grasset), Vanessa Springora raconte avoir vécu une relation sous l'emprise de Gabriel Matzneff à l'époque quinquagénaire, alors qu'elle n'avait que 13 ans. Depuis la sortie de l'ouvrage le 2 janvier 2020, l'auteur français est réfugié en Italie, loin de la déferlante de l'affaire. Dans de récentes déclarations à BFMTV, il revient sur l'enquête pour viols sur mineur, la fin de la commercialisation de ses ouvrages et de son allocation annuelle d'écrivain.



Celui qui fait actuellement l'objet d'une enquête pour viols sur mineur a accepté d'être filmé et que ses propos soient enregistrés lors d'une rencontre avec BFMTV dans un hôtel italien. Depuis les événements autour de l'ouvrage de Vanessa Springora, l'auteur s'est en effet retiré dans sa tour d'ivoire loin de Paris, afin d'être totalement détaché de l'actualité. Seuls ses amis le tiendraient informé, par bribes, des principales avancées de l'affaire.

D'emblée, Gabriel Matzneff revient sur Le Consentement, un ouvrage qu'il s'est promis de ne pas ouvrir, en souvenir de leur « durable et magnifique histoire d'amour ». « J'ai encore ses lettres de l’époque, et c'est ce beau souvenir que je veux conserver, et je ne veux pas le gâcher » a-t-il poursuivit, qualifiant l'autrice de « personne lumineuse ».

Loin de se rendre compte de la gravité de ses actes passés, l'écrivain connu pour « son attirance pour les moins de 16 ans », se décharge de toutes responsabilités, préférant remettre la faute sur le temps ainsi que sur l’évolution des usages et de la morale. « Il faut se replacer dans l’époque. De grands écrivains comme Roland Barthes ou Michel Foucault militaient pour l’abaissement de la majorité sexuelle » a-t-il expliqué.
 

À l'époque, il n'y avait pas de loi” 


Et pour le tourisme sexuel aux Philippines, l'auteur se réfugie une fois encore derrière les mœurs d'une époque. « On peut parfois faire des choses sans y penser. Je dois dire qu'à l'époque, personne ne pensait à la loi. Il n’y avait pas de loi. Vous étiez là comme voyageur et vous aviez des garçons et des filles jeunes qui vous draguaient et vous sautaient dessus, sous l’œil bienveillant de la police. »

Il affirme tout de même aujourd'hui que cela est « tout à fait regrettable » pointant le fait qu'un « touriste, un étranger ne doit pas se comporter comme ça. On doit, adulte, détourner la tête, résister à la tentation ». Et d'affirmer : « naturellement je regrette, de même que si je fais quelque chose qui n'est pas bien, je le regrette. »

En revanche, il ne reconnaît pas ses actes comme des crimes. « Écoutez, si on emploie ce mot crime, si c’est une définition juridique, je ne peux rien dire là-dessus » a-t-il expliqué, avant de reprendre « mais enfin, ça m’apparaît, ce mot, crime… À l’époque, on parlait de détournement de mineur, d'incitation du mineur à la débauche, d'atteinte à la pudeur... Mais jamais personne ne parlait de crime ! »

En somme, la pédocriminalité à l'étranger, c'est déplorable, mais en France, rien à ajouter ?
 

Gabriel Matzneff s’emporte face au ministère de la Culture


Lors de cette interview, Gabriel Matzneff revient également sur les récentes décisions qui ont été prises, que ce soit par Franck Riester ou par les maisons d'édition depuis la sortie du livre de Springora.

S'il se montre plutôt confiant face à l'enquête et à la fin de la commercialisation de ses ouvrages, affirmant espérer que « l’enquête du parquet de Paris va me délivrer de toutes ces attaques. Quant à mes éditeurs qui ont cessé de publier mes livres, j’espère que tout ça n’est que provisoire », l'écrivain français se montre au contraire beaucoup plus virulent face à la décision du ministre de la Culture.

Rappelant que sa vocation est « de protéger les écrivains, les peintres, les sculpteurs, les cinéastes » et qu'au lieu de cela, il demande de supprimer la « petite aide » qu'il perçoit et qui l'aide à payer une partie de son loyer. « Je me sens détruit socialement » reprend-il.

« Les cabinets de psy résonnent de cette longue plainte des enfances déchirées. La sexualité des adultes abusés dans l’enfance, la capacité à être dans un lien amoureux, le sentiment d’être capable de protéger ses enfants s’en trouvent durablement entravés et souvent pour toujours : ils resteront des êtres bancals », rétorquait par anticipation madame Bernhardt Psychologue clinicienne, dans nos colonnes.
 

« L'État enfonce le clou pour m'enfoncer la tête dans l'eau » s'indigne-t-il. « Que je me tue, que je me tue, c'est ça le piège ! C'est vraiment l'Union soviétique! Allez, Matzneff, au goulag. Je ne sais pas comment je tiens le coup » a-t-il déclaré.
 



Commentaires
Dans un hôtel DE LUXE en Italie...



Ce monsieur, qui avait une subvention pour auteur nécessiteux, vit aujourd'hui dans un hôtel DE LUXE en Italie...



Qui paye ?
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