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Gallimard cesse la commercialisation des journaux de Gabriel Matzneff

Camille Cado - 07.01.2020

Edition - Société - affaire Matzneff pédophilie - pédophilie livre Matzneff - allocation aide auteur


Alors que l’affaire Matzneff a depuis peu pris une tournure judiciaire avec l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « viols commis sur mineur », le ministre de la Culture a laissé entendre que l’allocation de Centre national du livre dont bénéficie l’auteur depuis 2002 lui sera retirée et l’attribution de ces deux médailles d’officier réévaluée. Les Éditions Gallimard ont également sonné la fin de la commercialisation de ses journaux intimes.
 
Le 29 décembre dernier, le ministre de la Culture annonçait déjà sa volonté de couper l’aide financière publique dont bénéficie Gabriel Matzneff depuis plus de 17 ans. « Le CNL verse à certains écrivains une allocation pour compenser les difficultés financières liées au grand âge ou à la maladie », avait-il indiqué dans un message posté sur les réseaux.

« Gabriel Matzneff en est bénéficiaire. J’ai demandé au CNL de me fournir toutes les précisions sur cette situation. Je prendrai mes responsabilités. »

Chose à moitié faite aujourd'hui puisque Franck Riester vient d'annoncer que l'attribution des deux médailles d’officier des Arts et des Lettres (en 1995) et de Chevalier de l’ordre national du Mérite (en 1998) à Gabriel Matzneff sera reconsidérée.
 

« Un contrôle plus resserré » pour un système toujours aussi flou

 

Le ministre de la Culture s’est également penché un peu plus sur l’allocation du Centre national du livre dont bénéficie l’auteur depuis 2002. Dans une récente lettre adressée au président du CNL, Vincent Monadé, Franck Riester a affirmé sa volonté de mettre en place une commission qui déterminerait la reconduction annuelle de l’allocation du CNL, et ce, « dès cette année ». (via Le Point).


Pour le ministre de la Culture, il s’agit de mettre en place un « contrôle plus resserré » afin d’éviter ces versements d’aide publique jugées « non justifiées ». Pour rappel, le président du CNL avait dévoilé que 160.000 € avaient été versés à l’auteur depuis 2002. 

« Dans l'hypothèse où monsieur Gabriel Matzneff viendrait à demander le renouvellement de l'allocation dont il a bénéficié en 2019, son dossier sera comme tous les autres candidats, revu et analysé par cette commission (...) l'ensemble des faits rapportés me porte toutefois à considérer que cette allocation n'est pas justifiée et n'aurait pas dû perdurer », a indiqué le ministre.
 

Pour rappel, l'aide est accordée à des auteurs de plus de 65 ans ayant de faibles revenus. Selon le CNL, 15 écrivains âgés de 72 à 96 ans en bénéficient à ce jour. Si l’allocation a été supprimée depuis 2013 sur demande expresse de la Cour des comptes, « ceux qui y sont y demeurent jusqu’à leur décès », nous indiquait un ancien du Centre, avec des sommes attribuées de 3000 € à 24.000 €. 

Si l’aide apportée relève d’allocations renouvelables que l’on retrouve bien dans le rapport d’activité du Centre national du livre, ses origines ont été quelque peu oubliées. « Cela aurait commencé avec un ministre, et a perduré depuis : on alertait la rue de Valois sur le sort d’un auteur, et il intervenait », continuait-il. Il assurait par ailleurs que les raisons et les arguments pour l’attribution pouvaient être parfois assez obscurs : « Tout dépendait ».
 

Entre Gallimard et Gabriel Matzneff, c'est la fin


Alors qu’ActuaLitté constatait il y a quelques jours la disparition pure et simple de certains titres de l’auteur sur Amazon.fr, les Éditions Gallimard, qui publient l’écrivain depuis trente ans, ont annoncé la fin de la commercialisation de ses journaux, rapporte l'AFP. « La souffrance exprimée par Madame Vanessa Springora dans Le Consentement, fait entendre une parole dont la force justifie cette mesure exceptionnelle » déclare la maison dans un communiqué.

Publiés dès les années 1970 aux éditions de la Table ronde, les Carnets de Matzneff ont ensuite rejoint la prestigieuse maison à partir des années 1990. Ils ont été rebaptisés Carnets noirs par l’éditeur Leo Scheer en 2009. Ces cinq dernières années, trois nouveaux tomes ont vu le jour chez Gallimard : Mais la musique s’est soudain tue (2015), La Jeune Moabite (2017) puis plus récemment L’Amante de l’Arsenal (2019).



Commentaires
ENFIN !!! Ils croyaient quoi chez Gallimard? Que cela se tasserait? Qu'ils pourraient continuer à éditer "la prunelle de mes yeux", une telle monstruosité totalement assumée à lire la 4ème de couverture de l'éditeur : "Comme la jeune fille n'a que quatorze ans, et que nos amants ont à leurs trousses une meute de citoyens vertueux, un délateur anonyme et la Brigade des mineurs, ils doivent pour s'aimer braver bien des périls."

Quelle image détestable de l'édition française! des gens multi millionnaires qui se croient plus intelligents et au dessus des lois.
Il est temps pour ce pédophile d'assumer enfin qu'il est un criminel. Le talent, quel que soit son domaine d'exercice, n'est pas un alibi pour le massacre des innocents. Mais comment le corps social a t-il pu le laisser s'exprimer en toute liberté sans intervenir ? comment a t-il pu être couvert d'honneurs et doté d'une rente étatique sans que nul n'y mette un terme ? comment a t-il pu décrocher des prix littéraires ? C'est un mystère pour moi.
Ben un gosse c'est qu'un animal à dresser et en plus il vote pas, il ferme sa gueule, c'est bien pratique. La prescription, ça c'est cadeau, génial, alléluia ! C'est bien pratique pour les pervers.



Certains hommes se comportent comme des porcs, la plupart des autres détournent le regard, voilà pourquoi tout s'enclenche parfaitement en silence.



La plupart des hommes ont peur de regarder les choses en face car ils sont mis en face de leurs responsabilités, ils préfèrent ne pas savoir, comme ça ils ne sont responsables de rien sinon de leur misérable petite existence. Mais ils, nous, sommes tous plus ou moins complices du supplice des gamins, car ça se passe très souvent dans le cadre familial ou dans le voisinage, de non assistance à personnes particulièrement vulnérables en danger, les autres (les prédateurs pervers et viciés) se frottent les mains : la chasse est ouverte... alléluia !! Une civilisation se juge à la façon dont elle traite ses chiens... et ses gosses...
Curieuse cette destitution? Quand on fouille un peu la toile, on ne peut pas dire qu'il soit catholique.
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