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GB : L'horreur, un genre littéraire en vogue chez les femmes auteurs

Clément Solym - 30.01.2012

Edition - Société - Horreur - Grande-Bretagne - Femme


Passer d'un genre littéraire à un autre chez les écrivains contemporains, et pourquoi pas ? En Albion, le genre de l'horreur a la cote chez les femmes écrivains en ce début d'année 2012.
La romancière Jeanette Winterson, qui a publié Les Oranges ne sont pas les seuls fruits (édition des femmes, 1991), et Helen Dunmore, qui a écrit de nombreux livres pour enfants, sont toutes deux sur le point de sortir leur premier livre d'horreur dans les librairies britanniques.


Jeanette Winterston sortira cet été un roman sur les procès des sorcières de Pendle, qui s'est déroulé en 1612. Accusées du meurtre de dix personnes par acte de sorcellerie, des jeunes femmes, qui vivaient dans la région de Pendle Hill (Lancastre), furent jugées coupables et exécutées par pendaison. C'est l'un des plus célèbres procès de ce type dans l'histoire de Grande-Bretagne. 

 

 

Le premier roman d'horreur d'Helen Dunmore, The Greatcoat, paraîtra le 2 février 2012 chez Hammer Books. C'est une histoire de fantômes perdus dans le temps. Hammer Books est une filiale de Hammer Film, une société de production britannique spécialisée dans les films d'horreur et fantastique, qui a connu son âge d'or dans les années 50 /60s, avec des films comme Le Monstre ou Frankenstein.


« Ce qui est intéressant en fiction en ce moment est de jongler avec les genres », a expliqué l'éditrice de Hammer, Selina Wlaker, au Guardian, « donc nous approchons tous les littéraires et les grands noms pour voir s'ils souhaiteraient écrire quelque chose dans le style du paranormal ».


Et pourtant, les onze premiers romans de Jeanette Winterstone sont plutôt du genre mainstream. « Je me suis plongée dans ce genre ][l'horreur, ndlr, car il est intensément dramatique » a-t-elle expliqué au Guardian. « On se demande quel est le lien entre un fantôme et une personne hantée par ce dernier. Que s'est-il passé dans le passé qui les a conduits à la situation présente ? »


Selon elle, l'horreur est un genre qui plaît aux femmes écrivaines. Un genre « fascinant » pour elle, par le fait qu'il est exigeant et passionnant, et surtout, car il peut conserver une dimension dramatique et psychologique importante. Un peu vague, mais elle n'en dira pas plus. Du sexisme dans les genres est-il possible ? Qu'en pensez-vous ?