George Martin a pris fait et cause pour Hilary Clinton

Cécile Mazin - 08.11.2016

Edition - International - campagne Hilary Clinton - George Martin élection - Donald Trump romancier


Il n’est pas l’unique romancier à avoir pris fait et cause pour la candidate démocrate, mais sa récente intervention a frappé les esprits. George RR Martin verrait bien Hilary Clinton sur le Trône de Fer de la Maison blanche... quoi de plus normal ?

 

Hilary Clinton

Mike Mozart, CC BY 2.0

 

 

C’est à l’occasion d’une rencontre que l’écrivain a exprimé publiquement son soutien à Hilary, considérant que Donald Trump ne disposait pas des qualifications nécessaires pour devenir président des États-Unis. Certes. 

 

 

 

Ces derniers temps, il s’était fendu de billets sur son blog pour promouvoir la candidate et avait pris la parole devant des bénévoles, au Nouveau-Mexique, ce 4 novembre, pour les encourager à voter. « L’élection me plonge dans un état d’anxiété. Je ne dors pas bien et je pense que je vérifie les 538 [grands électeurs] environ 12 fois par jour, espérant quelques bonnes nouvelles », écrivait-il récemment.

 

Et de se lamenter que l’affaire des emails puisse exercer la moindre influence sur le vote des électeurs. « Vous n’avez pas besoin d’aimer Hilary. Vous n’avez pas besoin d’écouter ce que Hilary dit sur Trump, ou ce que je dis de Trump. Vous avez seulement besoin d’écouter Trump. Si vous pouvez le faire et toujours considérer d’envisager de voter pour lui... eh bien... »

 

Les emails de Clinton ? Salman Rushdie : “Allez, l'Amérique. Focus”

 

Si son blog avait servi jusqu’à lors à attaquer le candidat républicain, et tendre la main à Hilary Clinton, cette intervention devant un groupe de bénévoles acquis à la campagne d’Hilary, à Santa Fé, était passablement inédite...

 

Ce qui est certain, c’est que l’Hiver approche, quel que soit le candidat élu.

 

Une autre romancière, dans un tout autre genre, avait apporté son plein et entier soutien à Hilary : JK Rowling. Le tout avec une démonstration étonnante de défense de la liberté d’expression : « Tout ce que dit Donald Trump ou presque me paraît discutable. Je le trouve grossier et bigot, mais il a tout mon soutien pour venir dans mon pays insulter et condamner. Sa liberté de parole garantit ma liberté de le traiter de bigot. Sa liberté garantit la mienne. Si le fait que je sois choquée justifie une interdiction de séjour pour Donald Trump, je ne peux pas moralement défendre ceux qui luttent pour les droits des femmes ou des personnes transgenres face aux personnes qui les menacent pour ces combats. »