Google Books contre Mian Mian : le procès commence

Clément Solym - 28.05.2010

Edition - Justice - procès - violation - droits


Depuis octobre dernier, la Chine en parle. Avec 570 auteurs et près de 17.000 ouvrages découverts inopinément dans Google Books, la plainte pendait au nez de la firme américaine. « Ils veulent obtenir des gens qu'ils ne disent rien pour seulement 60 dollars ? Ils rêvent ! », commentait alors un des auteurs.

Et en l'occurrence, c'est l'auteure Mian Mian, pseudonyme pour Wang Shen, son véritable nom, qui réclame devant un tribunal de Beijing, 61.000 yuans, soit 7300 €, pour violation du droit d'auteur. Sa plainte a été enregistrée en décembre dernier, et le procès vient donc de commencer.

Selon son avocat, Sun Jingwei, la compensation demandée est à la hauteur du préjudice subi par sa cliente. Car les résultats des recherches que l'on peut effectuer via le service de Google permet d'accéder à une grande partie, voire à la totalité des ouvrages de Mian Mian.

Dans ce procès, toutefois, Google Chine n'est pas seul sur le banc des accusés : la firme Beijing Guxiang Information Technology Co Ltd, qui gère le nom de domaine Google.cn s'est également retrouvé impliqué. En poursuivant ainsi le moteur de recherche et son opérateur, la romancière escompte bien obtenir gain de cause plus rapidement encore.

De leur côté, les avocats de Google nient toute violation du droit d'auteur, et assurent que la société n'a absolument pas scanné les images et que les fichiers n'ont pas été sauvegardés sur ses serveurs. Plus qu'étrange comme posture.

À travers cette procédure, l'auteure entend, outre faire valoir ses droits, montrer qu'une firme internationale n'est pas à l'abri de se faire remettre en place.

Pour ce qui est du collectif des auteurs chinois les pourparlers avaient démarré pourtant dès le mois de novembre, pour le collectif d'auteurs chinois, mais pour le moment, aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.