Google books déçu de devoir restreindre sa mission

Clément Solym - 16.11.2009

Edition - Bibliothèques - Google - books - deçu


Google déçu ? La faute aux vils défenseurs de leurs droits. Car si le nouvel accord Google books présenté le 13 novembre se restreint aux « pays qui partagent un patrimoine juridique commun et des activités similaires dans l'industrie du livre », c'est bien parce que les autres, Allemagne et France en tête de peloton, ne font rien qu'à défendre le droit d'auteur.

« Nous sommes déçus de ne pas pouvoir mettre à disposition autant de livres pour un grand nombre de pays à travers notre accord et ses modifications », explique Dan Clancy, directeur chez Google books. Mais pour autant, on ne se laisse pas démonter : on a hâte « de continuer à travailler avec les ayants droit du monde entier, afin de remplir notre mission de longue date qui est d'accroître l'accès à tous les livres du monde ».

Et en tout premier lieu, les pays qui sont aujourd'hui exclus du règlement, afin de résoudre les tensions. On apprendra aussi avec bonheur que l'algorithme utilisé pour établir le prix d'achat des livres va simuler un marché concurrentiel et les tarifs qui y seraient pratiqués, afin de définir les tarifs.

Du côté anglais, la Publishers Association et Simon Juden à sa tête, se félicite de la nouvelle donne. Les négociations ont mené à quelque chose de concluant, alors que l'autre alternative qui consistait à refuser ce nouvel accord aurait simplement privé les titulaires des droits du Royaume-Uni de tout contrôle sur la manière dont leurs oeuvres sont exploitées. Une conférence en date du 1er décembre fournira davantage de conseils et d'informations.

Viviane Reding, commissaire européenne, avait de son côté exhorté l'Europe à créer des solutions plus efficaces que Google books, estimant que l'UE en avait largement les moyens. « Si nous agissons rapidement, des solutions favorables à la concurrence européenne sur la numérisation de livres peuvent être opérationnelles bien plus vite que celles actuellement envisagées dans le cadre du règlement Google books aux États-Unis. »