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Google et Yahoo, business angels des sites pirates

Clément Solym - 04.01.2013

Edition - International - Sites pirates - Internet - Yahoo


Selon une récente étude de l'université de Californie du Sud, intitulée Advertising Transparency Report, des régies publicitaires parmi les plus importantes du Web figureraient dans le top 10 des financeurs de sites pirates. Les géants Google et Yahoo y sont ainsi pointés du doigt pour avoir rétribué des sites jugés douteux contre la vente d'espaces publicitaires. Un rapport toutefois contesté par le géant de la Silicon Valley.

 

 

Soumission du grand vainqueur du Doodle for Google 2012 

 

 

Ce 3 janvier, les chercheurs du laboratoire Annenberg Innovation de l'université ont publié leur rapport, disponible en son intégralité et en format PDF à cette adresse. Il présente un classement mensuel des régies publicitaires qui utilisent le plus les sites, liés au piratage de fichiers protégés, afin d'y insérer des annonces.

 

Le travail des chercheurs s'est appuyé sur la liste de demandes de référencement adressé par les ayants droit, également nommée Transparency Report. Et en découle le classement suivant :

 

  1. Openx
  2. Google (y compris Double Click)
  3. Exoclick
  4. Sumotorrent
  5. Propellerads
  6. Yahoo (y compris Right Media)
  7. Quantcast
  8. Media Shakers
  9. Yesads
  10. Infolinks

 

Tandis que Google annonçait, pour son exercice 2011, un chiffre d'affaires approchant les 36 milliards de dollars dont 96,3 % générés par la seule publicité, et que les ayant droit piratés ont coutume de dénoncer l'aspect lucratif des sites fournisseurs de fichiers pirates, la firme a contesté l'accusation.

 

Selon son porte-parole : « La complexité de la publicité en ligne a conduit certains à conclure à tort que la simple présence d'un code Google sur un site impliquait un soutien financier de Google. »

 

Du côté du géant de la Silicon Valley, on affirme donc que les chercheurs ont commis une erreur de méthodologie pour parvenir à leurs résultats. Et certains s'interrogent sur la partialité du directeur du laboratoire de recherche, Jonathan Taplin, connu pour une position bien arrêtée sur le piratage.

 

L'intéressé, face aux interrogations du Los Angeles Times, affirmait notamment : « Tous les musiciens savent pourquoi leurs revenus ont dégringolé. [...] Tout le monde sait que le piratage a détruit l'industrie musicale. »