Grisham raconte un viol dans une univesité, l'administration agacée

Clément Solym - 02.02.2009

Edition - Société - Grisham - viol - université


Évidemment, mentionner le nom d'une université dans un roman peut avoir un double effet : soit c'est pour en évoquer le prestige et la réussite des étudiants, soit non. Mais dans le second cas, différents degrés de préjudices existent. Celui que John Grisham a choisi pour son dernier livre n'est pas des moindres puisqu'il raconte comment un viol collectif prend place au sein de l'université de Pittsburgh...

Dans The Associate, un des étudiants de l'établissement catholique et privé assiste à une scène de viol et d'ivresse plutôt dérangeante, un choix regrettable estime un porte-parole de l'université. Rose Ravasio trouve ainsi compromettant que le romancier ait « choisi d'utiliser notre nom et de l'associer à un incident fictif de cette nature ». La mention de la Duquesne university, fait en effet grincer les dents des administratifs.

Pour le romancier, jamais en manque d'imagination, le choix n'est pourtant ni délibéré, ni accusateur, et relève simplement d'un séjour dans la ville, et qu'il y fait référence à plusieurs reprises dans son texte. En revanche, il assure n'avoir jamais visité Duquesne pour une raison simple : on ne peut pas l'accuser d'avoir dit du mal ni d'avoir cité des personnes qu'il aurait pu rencontrer, s'il ne prend pas le temps de visiter un endroit...

Du côté des étudiants, on s'estime un peu choqué, puisque cela remettrait en cause l'intégrité et la moralité des personnes présentes sur le campus. Une mauvaise image qui se fixera dans l'esprit des lecteurs et pourrait jeter l'opprobre sur l'établissement.

Et Ravasio de préciser que les étudiants de l'université sont justement réputés pour leur intégrité.