Gros coup de déprime pour les chefs d'établissement

Clément Solym - 19.02.2008

Edition - Société - moral - chefs - établissement


Selon une enquête réalisée par la MGEN menée par Georges Fotinos dont les résultats ont été présentés hier à Xavier Darcos, 46 % des chefs d'établissement ne respirent pas la joie de vivre. Ils estiment en effet que « leur moral s'est dégradé au cours des dernières années » et pour 72 % d'entre eux, « leurs conditions de travail ont connu une dégradation ».

En 2004, ils n'étaient pourtant que 52 % à le signifier. Un phénomène qui aura donc pris de l'ampleur en l'espace de trois années. La faute à des coups de poignard, pas forcément dans le dos ?

Pire, 25 % des 1.900 personnes qui ont répondu considèrent leur moral « médiocre, mauvais ou exécrable ». Un manque assez flagrant de considération apparaît, puisqu'un quart des sondés estime que le recours à leur savoir-faire est peu ou pas satisfaisant utilisé. Par ailleurs, ils sont 18 % à n'être que « peu ou pas intéressés par leur travail », apprenait-on sur les ondes de France Info.

Sur les 12.500 chefs et adjoints que recense l'enseignement public, 1.900 seulement se sont ainsi exprimés dans une étude menée entre mai et juin 2007. Cette étude ne manquera probablement pas de faire jaser puisqu'elle se base sur le « baromètre social » en vigueur dans les entreprises. La récente prime attribuée par le ministre de l'Éducation nationale n'aura donc eu aucune influence sur les résultats.

La version définitive de l'étude sera publiée « fin février et tirée à 12.500 exemplaires, lesquels seront envoyés dans la foulée aux 8.500 collèges et lycées publics », a déclaré M. Fotinos à l'AFP.