Groupe Hachette : chiffre d'affaires en recul pour le 1er trimestre 2016

Cécile Mazin - 12.05.2016

Edition - Economie - groupe Hachette livre - chiffre affaires 2016 - premier trimestre Hachette


Ce 12 mai, le groupe Lagardère a diffusé les informations traditionnelles sur les résultats de l’entreprise. Avec un chiffre d’affaires consolidé au 1er trimestre 2016 de 1,586 milliard €, le groupe enregistre une progression de 0,9 % en données consolidées contre -2 % à données comparables. L’année démarre avec une croissance « sans surprise », assure le groupe. 

 

Immeuble groupe Hachette Livre

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Pour la partie Publishing, le groupe Hachette et ses filiales internationales, la situation est légèrement moins bonne toutefois. Avec 415 millions € au T1, contre 421 millions € en T1 2015, les sociétés affichent un recul évident, « mais qui, comme chaque année, ne saurait être indicatif d’une tendance sur l’exercice », relativise le groupe Lagardère.

 

Ce dernier serait par ailleurs dû à la dépréciation de la livre sterling, donc une perte du fait d’un change négatif. En outre, l’acquisition de Rising Stars, opérée en janvier 2015 devrait également être prise en compte. 

 

« À l’instar des exercices précédents, il est rappelé que le 1er trimestre représente traditionnellement une contribution relativement faible sur l’ensemble de l’année », note le groupe. 

 

Pour la France, le T4 de 2015 fut particulièrement fort, et le recul de 2,2 % était attendu – notamment du fait d’un nombre de parutions moins étoffé en littérature générale, en regard du T1 2015. 

 

Les États-Unis affichent le plus important repli du chiffre d’affaires avec - 10,3 %, toujours en lien avec les nouveautés. Pourtant, deux titres de James Patterson ont poussé l’entreprise, Private Paris et NYPD Red 4

 

Le Royaume-Uni perd 5,2 %, un repli « lié notamment aux ventes de livres numériques qui restent impactées par une base de comparaison défavorable en raison de la mise en place du contrat d’agents avec les distributeurs numériques à partir de juillet 2015 ». Comme cela s’était déjà constaté au cours de l’année 2015, les modifications contractuelles opérées ont conduit à une hausse du prix de vente des livres numériques. Laquelle a poussé les lecteurs à se réfugier vers des formats moins onéreux, en regard de la dématérialisation des œuvres.

 

Les bonnes nouvelles viennent de l’Espagne et de l’Amérique latines, qui profitent d’un spectaculaire +31,2 % du fait d’une « opération ponctuelle d’export en Amérique latine ». De même pour les fascicules, qui griment de 15 %. 

 

Quant au livre numérique, il poursuit sur sa lancée : si les ventes sont toujours au plus fort pour la partie littérature générale dans les pays anglo-saxons, elles représentent pour le T1 de 2016 10,4 % des ventes globales contre 12,2 % pour le T1 de 2015.

 

« Aux États-Unis, où le marché du numérique est en contraction, le chiffre d’affaires du e-book représente 26 % du chiffre d’affaires total de la branche au 1er trimestre 2016. Au Royaume-Uni, où le marché semble être en stabilisation, le chiffre d’affaires numérique s’établit à 20 % du chiffre d’affaires total », indique Lagardère. 

 

Le recul est bien là : l’an passé, pour la même période, le marché américain représentait 28 % de la branche, alors qu’il était de 34 % pour le T1 de 2014. Quant au Royaume-Uni, il diminuait également avec 26 % du CA, contre 28 % pour le T1 2014.