Hachette, le fructueux commerce des livres électroniques

Clément Solym - 04.05.2011

Edition - Economie - hachette - resultat - trimestre


Lagardère Publishing affiche un chiffre d'affaires. La recrudescence des achats de livres électroniques dans les pays anglo-saxons a tempéré une baisse conjoncturelle des ventes en librairie.

« Le livre numérique confirme sa forte dynamique aux États-Unis suite au niveau élevé des ventes de liseuses numériques en fin d'année 2010. La baisse du chiffre d'affaires consolidé était attendue compte tenu de l'effet de la saga de Stephenie Meyer au 1er trimestre 2010 », pose d'entrée de jeu le groupe en annonçant ses résultats.

L'économie du numérique est en forte croissance

Le chiffre d'affaires de Lagardère Publishing au premier trimestre de 2011 est de trois cent quatre-vingt-dix millions d'euros. Le nombre de livres numériques achetés s'était ainsi accru de 88 %, ce qui constitue 22 % du chiffre d'affaires aux États-Unis et 5 % au Royaume-Uni.

Les ventes de livres ont aussi progressé en Amérique latine.


Selon les prévisions les plus pessimistes, le secteur ne devrait plus représenter que 15 % du chiffre d’affaires aux États-Unis et 5 % au Royaume-Uni.

Une baisse conjoncturelle du chiffre d'affaires


« L'activité en France est stable, grâce à la bonne performance de Larousse, de la Littérature et de la Distribution, qui compensent la hausse modérée des retours dans toutes les catégories », souligne également le groupe.

Le chiffre d'affaires du groupe a cependant baissé de quarante-trois millions d'euros par rapport à la même période en 2010. Les analystes expliquent cette diminution de 10 % par deux facteurs.

L'année 2010 aurait été une année exceptionnelle, grâce au succès de la Saga du Désir interdit (Twilight, New Moon, Eclipse et Breaking Dawn) de Stephenie Meyer, et à la vente de ses traductions et de ses adaptations.

De plus, le premier trimestre étant peu riche en événements littéraires ou scolaires, ce serait donc aussi une période creuse pour le commerce de livres : il « représente traditionnellement moins de 20 % du chiffre d'affaires de l'année », explique le groupe.