Hachette Livre boucle un bon premier semestre 2016

Clément Solym - 29.07.2016

Edition - Hachette livre Lagardère - résultats financiers Lagardère - Hachette chiffre d'affaires


Le premier semestre du groupe Lagardère « confirme l’objectif de croissance », avec un chiffre d’affaires de 3,431 milliards €, soit +3,8 % en données consolidées. La branche Lagardère Publishing, le groupe Hachette Livre, enregistre une légère hausse de +0,3 % à 970 millions €. Les résultats présentés sont toutefois impactés par la dépréciation de la livre sterling, indique le groupe. 

 

Hachette Livre - Frankfurt Buchmesse 2015

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Lagardère Publishing est plutôt en bonne forme, tout particulièrement en France, avec une croissance de 2,5 % motivée par les résultats de la version poche de Grey, signé EL James et After, d’Anna Todd. De même, l’ouvrage d’Antoine Leiris, Vous n’aurez pas ma haine et La puissance de la joie de Frédéric Lenoir, Vivez mieux et plus longtemps de Michel Cymes et Simplissime de Jean-François Mallet ont assuré de bons résultats en non-fiction.

 

Les États-Unis et le Royaume-Uni sont en revanche en recul, respectivement de 6,6 % et 4,7 %. Pour le premier, le programme de nouveautés moins important que l’an passé explique la différence. En revanche, pour le Royaume-Uni, on ajoute : « Les ventes numériques sont impactées par le retour à un modèle de contrat d’agence avec les distributeurs au 1er juillet 2015. »

 

Est également mise en avant « la bonne performance des activités de Distribution d’éditeurs tiers », pour le territoire américain. Mais pas un mot sur les ventes de livres numériques, comme c’est le cas d’ordinaire.

 

Espagne et Amérique latine ont le vent très en poupe, avec +11,9 %, qui s’explique d’une part avec « une anticipation des prises de commandes de manuels scolaires en Espagne et d’autre part, une opération ponctuelle d’export en Amérique latine ».

 

Pour le détail du 2e trimestre, les résultats sont plus intéressants : avec 555 millions € de chiffre d’affaires, c’est une hausse de 1,5 % qui est enregistrée pour la partie Publishing. 

 

Le contrat d'agence finalement pointé du doigt

 

Rappelons que le premier trimestre avait accusé un recul du CA, et que le groupe mettait en avant une diminution des ventes de livres numériques. « Aux États-Unis, où le marché du numérique est en contraction, le chiffre d’affaires du e-book représente 26 % du chiffre d’affaires total de la branche au 1er trimestre 2016. Au Royaume-Uni, où le marché semble être en stabilisation, le chiffre d’affaires numérique s’établit à 20 % du chiffre d’affaires total », indiquait Lagardère

 

C’est pourtant la première fois que l’on officialise le retour à un contrat d’agence avec les revendeurs comme motif de la diminution des ventes.

 

Par ce modèle contractuel, l’éditeur fixe en effet une fourchette de prix pour la vente de ses ebooks. Alors que, dans les pays anglo-saxons, aucune législation ne fixe un prix unique, le prix de vente des livres est laissé à l’appréciation du revendeur. Les clients, voyant que les ebooks leur coûtent plus cher que des versions de poche, ont alors progressivement laissé de côté ce format.




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