Hachette se vend mal, la crise de la Twilightaine

Clément Solym - 27.08.2010

Edition - Economie - ventes - chiffres - libraires


Avec 3,4% de moins sur les ventes mondiales pour le premier semestre et 20,4% de moins sur le chiffre d'affaire brut, à 89 millions, par rapport à la même période l'an passé, ce n'est pas la panacée. Pourtant, selon Lagardère, il faut s'attendre à pire.

Le big boss d'Hachette lie ces chiffres à la baisse des ventes de la saga de Stéphanie Meyer, Twilight. De même, alors qu' Hachette pensait faire une part de bénéfices importante sur le marché de l'Education, celui-ci s 'est avéré grippé. Mais Arnaud Lagardère qualifie cependant de « remarquablement résistants » ces résultats.


La nouvelle tombe alors qu' Hachette est pris pour cibles par les libraires français, énervés par une mention que l'éditeur appliquait sur certains de ses livres :«déjà disponible sur iPad ». Actualitté s'était procuré copie des explications d'Arnaud Nourry aux partenaires de Hachette Livres. La fin de l'été est un peu chaude pour le groupe.

Surprenant, mais seulement en France. La division Hachette au Royaume-Uni semble se porter, en revanche, à merveille, annonçant des résultats « excellents ».

Lueur d'espoir aussi du côté du numérique, avec des ventes d'ebooks vers les Etats-Unis qui ont progressé de 280%, et déjà atteint le total de 2009. Une lueur d'espoir qui sonne comme une mauvaise nouvelle pour d'autres.