Hadopi contre les amalgames et fausses affirmations de SOS-Hadopi.fr

Clément Solym - 05.09.2010

Edition - Justice - hadopi - sos - mensonges


Hier s'annonce le lancement d'un site destiné à venir en aide aux victimes innocentes de l'Hadopi. On pourra en effet invoquer le problème d'une « négligence caractérisée » pour accuser un internaute d'avoir téléchargé des oeuvres malgré lui...

Seule solution ? Le logiciel de sécurisation proposé par le ministère de la Culture. Un outil que réfutent les opposants : « Dans le monde réel, cela reviendrait à installer une caméra de surveillance dans son appartement afin de surveiller ses moindres faits et gestes. Chacun comprendra qu’il s’agit d’une atteinte violente à la vie privée, ainsi qu’au principe de la présomption d’innocence ». (notre actualité)

On vous surment, on vous surspolie

Un discours qui ne sied pas des masses à l'Hadopi en question, puisque cette dernière a hier fait savoir que le site SOS-Hadopi.fr, proposant « un service d'assistance technique et juridique qui propose d'aider les internautes face au délit de négligence caractérisée instauré par la loi Hadopi », ne serait qu'un amalgame de « fausses affirmations ». Diantre !


Selon la Haute Autorité, il faut souligner « les amalgames effectués par les promoteurs de ce service commercial », qui seraient par ailleurs totalement mensongers. En effet, la mise en place de la loi « n'entraîne aucune obligation d'installation par les internautes d'un logiciel particulier pour prouver leur innocence », se justifie-t-on dans un communiqué.

Et de conclure : « À aucun moment, l'internaute n'est présumé coupable dans la procédure de réponse graduée mise en oeuvre par l'Hadopi. » On l'aura compris, SOS-Hadopi.fr vous veut du mal et d'ici à ce que l'on en déduise qu'il veut du mal aux artistes qu'Hadopi tente de protéger, il n'y a qu'un pas.

Le secrétaire bien rangé

Éric Walter, secrétaire général de la loi, estime même qu'avec ce type de campagne de diffamation, on va induire en erreur le grand public - qui n'y entend déjà pas grand-chose - alors même qu'il n'a rien à craindre. « Les affirmations consistant à dire vous allez être obligé d'installer un logiciel espion pour prouver votre innocence, c'est faux de A à Z », ajoute-t-il.

Non pas faux : mais différemment expliqué, pourrait-on noter...