Hadopi fière de ses 400.000 avertissements

Clément Solym - 07.06.2011

Edition - Justice - hadopi - avertissements - emails


Depuis la mise en place de la Haute Autorité, et sa mission de pédagogie et lutte contre le piratage, ce sont 400.000 messages d'avertissements qui ont été envoyés aux internautes, depuis le mois d'octobre 2010.

Un chiffre impressionnant, peut-être, mais encore très éloigné de l'objectif affirmé des 10.000 emails quotidiens qui devaient constituer le coeur de l'action d'Hadopi.

Chose intéressante par ailleurs, près de 3500 personnes ont finalement récidivé, après le premier email d'avertissement, et se sont vu envoyer une lettre recommandée, leur signalant que la prochaine fois, ils seraient passibles d'une comparution devant le juge.


« Pour dissuader les pirates, il faut des procédures de masse, comme un radar », expliquait l'Hadopi dans ses débuts, mais le constat opéré par Mireille Imbert Quaretta, magistrate en charge de la riposte graduée, est assez loin de cette volonté de réussite. « Le système est rustique, peu automatisé. Une sorte de 2 CV », explique-t-elle. (via Le Figaro)

Une commerie ?

Chose par ailleurs assez navrante, nous relations les éléments retenus au cours du Labs Hadopi concernant le livre numérique. (notre actualitté)

« Le livre a été choisi par ces trois labs comme premier terrain d’investigation parce qu’il nous semble avoir souffert moins tôt des bouleversements de la numérisation et donc que les réponses explorées aujourd’hui sont à la fois plus avancées et les oppositions (voire les positions respectives des différents intervenants) moins figées », expliquait-on pour approcher les questions liées à ce travail de réflexion.

Pour autant, un élément nous avait échappé, et par la vigilance d'un de nos lecteurs, voici qu'un petit point tout à fait charmant apparait. Il a en effet été retenu dans les conclusions liminaires, qui sont encore passibles de modification avant leur publication finale ce qui relève de la perle rare.

« Un participant souligne que la loi sur le prix unique du livre numérique ne concerne pas les libraires (elle pourrait même leur être néfaste sur le long terme en augmentant le pouvoir des éditeurs) et qu’elle amène à réguler un marché émergent et risque donc d’en freiner le développement ».

Un instant d'égarement

Ayant été au plus proche de cette discussion, il semble qu'une certaine incompréhension de la loi Prisunic elle-même ait régné, alors que les acteurs autour de la table étaient pour le coup, plutôt bien informés, et qu'aucun n'aurait pu affirmer une telle chose.

En revanche, ce qui a été dit, c'est que la loi Prisunic ne concerne pas les applications-livres, mais uniquement les ebooks homothétiques. Et les libraires ne pouvant pas vendre d'applis - sauf dans le cas à installer en ligne un Android Market, come Amazon - la loi ne permet pas de les protéger vis-à-vis du marché des applis...

D'un autre côté, la loi Lang n'a jamais eu pour mission de défendre la librairie, mais de permettre à l'éditeur de fixer le prix de vente de ses livres. Simplement en empêchant la concurrence entre les libraires, la loi a eu pour conséquence de protéger les librairies.



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