Hannibal Lecter, inspiré d'un véritable psychopathe mexicain

Nicolas Gary - 27.07.2013

Edition - International - Hannibal Lecter - Thomas Harris - Le silence des Agneaux


Grand ami du FBI et de la section en charge des Science comportementales, Thomas Harris, auteur du Silence des Agneaux - et de plus grand-chose d'autre par la suite - vient de dévoiler la véritable origine de son personnage, Hannibal Lecter. Rien à voir avec un pur produit de fiction, le cannibale puise son inspiration dans le Dr Salazar, prisonnier d'un établissement mexicain, rencontré quand le romancier était journaliste.

 

 

 

 

Ah, qu'elle était belle (et toujours...) Jodie Foster, incarnant cet agent du FBI, en stage, à la recherche d'un tueur fourrant l'oesophage de ses victimes avec des papillons bizarres. L'adaptation du livre fut un véritable carton, avec Anthony Hopkins pour incarner le fameux Dr Hannibal Lecter. Or, c'est dans les années 60 que Thomas rencontra le patient qui donna vie au bon docteur. Le prisonnier était qualifié de « fou » par les gardiens, qui promettaient que ce dernier « ne partirait jamais ».

 

À 23 ans, Thomas prend donc son carnet de notes pour interviewer Dykes Askew Simmons, un ancien malade condamné à la peine de mort pour le meurtre de trois personnes. Mais au sein du même établissement, il croise le Dr Salazar, qui aurait manifestement sauvé la vie de Simmons, après une tentative d'évasion l'année d'avant. Présenté à Salazar par l'un des gardiens, Thomas se passionne pour cet homme, qui explique la manière dont il a soigné les blessures de Simmons et arrêté l'hémorragie. 

 

Pour le 25e anniversaire de la première publication de The Silence of the Lambs, le romancier explique donc cette histoire inédite dans une préface originale. Salazar n'est cependant pas Lecter, et inversement, mais c'est dans cet échange que Thomas a su trouver le fil de l'intrigue qui mène Clarice Starling, la jeune stagiaire du FBI à rencontrer Lecter pour mieux appréhender le comportement du criminel qu'elle traque. 

 

Pitch de l'éditeur, en souvenir : 

Il s'appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres, il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle. Pour comprendre les motivations secrètes d'un psychopathe qui terrifie l'Amérique, la police a besoin de ses "intuitions". Mais Lecter n'accepte de communiquer qu'avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d'elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l'aidera-t-il à trouver le tueur... 
Ou le tueur à la trouver...

 

Mais voilà : Lecter est tordu, et oblige la jeune stagiaire à lui raconter son enfance, ses traumatismes, dans une séquence qui n'est cependant pas sans liens avec l'expérience d'Harris. « Le Dr Salazar était un petit homme, svelte aux cheveux roux foncés. Il se tenait immobile, et une certaine élégance l'entourait », se souvient Harris. 

 

Sorti en 1991, le Silence des agneaux avait connu une suite dans laquelle Anthony Hopkins reprenait son rôle, dans une suite où il était le personnage principal.