Harcèlement sexuel : l'employée de Penguin en rajoute une couche

Clément Solym - 14.06.2010

Edition - Justice - liencier - editeur - canada


Le petit David Davidar, ancien président de Penguin Canada, avait présenté une honnête démission durant une conférence de presse, en public, avec journalistes et tout le toutim, à la demande de son ancien employeur.

Or, si l'intéressé s'était plié de plus ou moins bonnes grâces aux conditions imposées, on apprenait finalement que ce départ n'était pas aussi volontaire qu'on aurait pu le croire.

En effet, David Davidar est la cible d'une plainte pour harcèlement sexuel, déposée par Lisa Rundle, ex-employée de Penguin CA. La maison d'édition n'est pas non plus oubliée : contre l'ancien président, elle réclame 100.000 $ CA de dommages-intérêts et 423.000 $ CA contre la société.

Évoquant des propositions de plus en plus insistantes de la part de Davidar, la situation aurait dégénéré durant la Foire du livre de Francfort en octobre dernier, alors que, selon les paroles de Lisa, David serait arrivé dans l'entrebâillement de sa chambre d'hôtel, chemise ouverte façon BHL et eau de Cologne à fond... La suite, inutile de la raconter, n'importe qui peut l'imaginer. Même qu'à un moment, une langue indésirée serait indésirablement arrivée dans une bouche indésireuse.

Sauf que, non seulement Davidar nie formellement ces accusations, mais en outre, il s'est lâchement fait lourder par son ancienne boîte qui refuse absolument d'être mêlée à une pareille histoire. Et c'est à cause de cette histoire de harcèlement que David s'est retrouvé contraint de quitter son poste. Bon, il l'a assuré depuis, il compte reprendre son activité d'écrivain - et il tient probablement déjà là un début de trame...

La presse nord-américaine qui n'a probablement rien à envier à celle de nos voisins anglais en matière de déballage de poubelles sur la voie publique est même allée interroger, à son domicile, la femme de David...

Lui est confiant : il va se défendre contre cette plainte et faire valoir ses droits. Non mais !