Harcèlement sexuel : le libraire Charles Kermarec renvoyé en correctionnelle

Gariépy Raphaël - 15.09.2020

Edition - Société


En 2018, Charles Kermarec, cofondateur de la librairie Dialogues à Brest, était mis en examen pour agression et harcèlement sexuel. Après deux ans d’instruction, le libraire comparaîtra finalement devant un tribunal correctionnel. 
 


Âgé de 72 ans, Charles Kermarec, est bien connu dans la ville de Brest : cofondateur de Dialogues, troisième plus grosse librairie indépendante de France, il avait défrayé la chronique en publiant l’ouvrage de la pneumologue Irène Frachon qui a contribué à la révélation du scandale du Médiator.

Mis en examen il y a deux ans, Kermarec dénonçait à l’époque une « cabale minutieusement orchestrée ». Le libraire avait reçu l'étonnant soutien de dizaines d’éditeurs, auteurs et libraires accourant pour défendre cette figure du monde des lettres. Ce 28 juillet la juge d’instruction a ordonné son renvoi devant le tribunal correctionnel. 

L’instruction concernait une agression sexuelle et un harcèlement sexuel sur au moins deux personnes, il ne sera finalement jugé que sur une seule de ces charges : l’agression sexuelle de l’une de ses employés. Selon Le Telegrame, le libraire aurait « commis une atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise sur la plaignante, avec cette circonstance que les faits ont été commis par une personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions, en l’espèce son employeur ».
 

Et dans les faits...


En 2016, Charles Kermarec serait allé jusqu'à demander à voir le bronzage de sa collaboratrice – dissimulé sous un tee-shirt alors considéré comme superflu. Le reste du comportement serait à l'aune. Libraire chez Dialogues durant 14 ans, la plaignante avait donc déposé une main courante, et a depuis toujours maintenu ses déclarations. 
Parmi la trentaine de témoins entendus, la majorité assure n’avoir jamais constaté de gestes déplacés de la part du cofondateur de la librairie. D’autres relèvent en revanche un management trop autoritaire qui confine au harcèlement moral. Du reste, trois témoins évoquent un comportement ambigu. 

Si l'on ne connait pas encore la date de l’audience, Charles Kermarec encourt désormais jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100.000 € d’amende.


Crédit photo : Pixel 2013 CC 0


Commentaires
« En 2016, Charles Kermarec serait allé jusqu'à demander à voir le bronzage de sa collaboratrice – dissimulé sous un tee-shirt alors considéré comme superflu.»

On est quand même sur les rotules quand un Matzneff QUI PRATIQUAIT DES RELATIONS SEXUELLES SUR MINEURES et Con-Bendit QUI CARESSAIT LE SEXE DE PETITS GARÇONS sont en liberté...

Pour ne citer qu'eux. Alors, pourquoi pas un procès pour ce monsieur, encore que personnellement, je ne comprends pas bien les faits, mais que fait-on pour des cas aussi graves cités au-dessus ?

Ah oui, le second a le soutien de Gallimard et de plein d'autres gens très puissants... Ça change tout sick
Ces faits sont très anciens. Ca s'appelle la prescription.
Prescription peut-être pour les faits évoqués... Mais « on » n'enquête pas sur les faits récents. Faut pas trouver de quoi déboulonner une idole non plus !
commentaire de quelques employés :

.......un management trop autoritaire....

Cette librairie a été crée, gérée, animée, managée pendant ces nombreuses années par Charles Kermarec, et on voit ce qu'il en a fait : l'une des plus importantes librairies de France.

Qui pourrait arriver à de tels résultats sans une certaine autorité ?

C'est tellement facile de critiquer !!!
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