Hard discount : Anne Robillard en guerre contre son éditeur

Clément Solym - 06.02.2012

Edition - Justice - Anne Robillard - éditeur - chevaliers d'émeraude


La super-star de l'édition canadienne, Anne Robillard, vient de décider d'une plainte portée contre son éditeur, à qui elle reproche une certaine négligence. Quid ? En effet, ses ouvrages, commercialisés dans l'enseigne Dollarama, une chaîne de discount canadienne. Et l'auteure peste...

 

C'est que de découvrir ses ouvrages, non seulement à des tarifs bas, mais surtout dans une chaîne dont la qualité des produits n'est pas le maître mot a de quoi la faire enrager. Selon La presse affaires, les Editions de la Mortagne auraient reçu une injonction provisoire, suivie d'une ordonnance de sauvegarde, concernant également la chaîne, invitée à retirer les livres de ses rayons.

 

Dès le 17 janvier, l'auteure avait lancé un appel depuis sa page Facebook, invitant ses lecteurs à dénoncer l'activité commerciale de la boutique Dollarama. 

Nous avons besoin de façon urgente de preuves démontrant l'impact, sur les fans des Chevaliers d'Émeraude, de la vente des exemplaires de la série à 2$ au Dollarama.

Pourriez-vous nous faire parvenir toutes vos plaintes et tous vos commentaires le plus rapidement possible à info@anne-robillard.com . Laissez-nous savoir ce que vous pensez du fait que la série soit en vente en même temps en librairie et dans les Dollarama. Selon vous, ces ventes auront-elles un impact négatif sur les lecteurs et même sur la réputation de l'auteur ? Nous vous en prions, répondez à cet appel en grand nombre pour que nous puissions faire cesser cet abus.

Il est également important de nous faire parvenir des preuves d'achat de livres à 2$, et idéalement les livres eux-mêmes, surtout s'ils sont en tout ou en partie, intacts. Si vous en avez trouvé, transmettez-les-nous dès que possible avec la facture d'achat.

 

Une honte, estime-t-elle, alors qu'en librairies indépendantes, les ouvrages sont commercialisés entre 14,95 $ et 29,95 $. En l'absence de loi sur le prix unique du livre, la dérive de l'ouvrage vendu pour 2 $ n'est donc pas bien loin... Or, selon la romancière, un accord avec son éditeur est censé interdire ce genre de vente à prix bradés. Et l'éditeur aurait eu à avertir l'auteure si la clause de mévente (moins de 5 % du tirage initial vendu), permettant cette pratique, était intervenue. 

 

« Ce qui est particulièrement curieux et inexplicable dans cette manoeuvre d'EDM c'est qu'elle-même est pénalisée par la vente à vil prix d'exemplaires de l'oeuvre, au détriment des ventes à un prix régulier et commercialement raisonnable », ajoute-t-elle.

 

De fait, une telle remise ne peut que provoquer l'agacement des libraires. Cependant, du côté de l'éditeur, ces ventes ne concerneraient que des ouvrages abîmés ou impropres à une commercialisation en circuit classique. 

 

Ce qui par ailleurs exempterait la maison de tout droit d'auteur à verser sur les livres, selon le contrat qui lie les deux parties, et qui « lui permet de vendre ou permet que soit vendu [sic], des volumes de l'oeuvre à un prix dérisoire ».

 

Enfin, la présence des livres chez Dollarama viendrait d'une cascade d'acheteurs : Alima, autre société de discount, aurait ainsi acheté les livres, avant de les céder à Rofact, qui a décidé de les brader chez Dollarama.

 

Sacré sac de noeuds...




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