Harper Lee est saine d'esprit, et "ne pourrait être mieux traitée"

Clément Solym - 17.03.2015

Edition - International - Harper Lee Mockingbird - livre avocat roman - maltraitance personne âgée


S'il n'y avait pas une réelle tragédie en trame de fond, et de fortes sommes d'argent en jeu, la comédie que joue l'avocat d'Harper Lee prêterait à sourire. Mais étant devenu l'unique connexion entre la romancière et la presse, ce dernier, Andrew Nurnberg, commence à faire froncer les sourcils. 

 

 

Twenty-eight - 52. H. Lee & C. Ahern.

Denise Sebastian, CC BY ND 2.0

 

 

Pour la énième fois, l'avocat vient de confirmer, dans une déclaration diffusée dans le New York Times, que Harper Lee avait toute sa tête. Et qu'il fallait arrêter avec cette histoire. Ce n'est pas parce que la vieille dame ne parle plus avec les journalistes et qu'elle a décidé de publier un nouveau roman plus d'une cinquantaine d'années après le succès du premier qu'il y a anguille sous roche.

 

Et si l'État d'Alabama a choisi d'ouvrir une enquête, cette dernière n'aura pas duré bien longtemps – mais là encore, il faudra être complotiste pour s'interroger. Si le travail est bien fait, inutile d'y passer des heures. 

 

Quant à l'avocat, il s'interroge : « J'ai été étonné d'apprendre que quelqu'un avait suggéré, de façon anonyme, auprès des autorités de l'Alabama, que Harper Lee a été soumise à des maltraitances sur personne âgée. » Et d'avertir charitablement que désormais, ce type de considération n'a définitivement plus de raisons d'être. 

 

« Nelle [premier prénom de Harper] ne pourrait être mieux prise en charge que dans la maison où elle habite. Prétendre le contraire, de manière anonyme et sans aucune preuve à l'appui, est aussi honteux que triste. Nous devrions plutôt célébrer la découverte fortuite de ce roman, perdu depuis longtemps, et partager la joie de son apparition soudaine », signe-t-il.