HarperCollins et Daniel Handler : c'est la guerre !

Clément Solym - 09.02.2012

Edition - Les maisons - Daniel Handler - Lemony Snicket - HarperCollins Canada


Ça chauffe entre HarperCollins Canada et l'écrivain Américain Daniel Handler, a.k.a Lemony Snicket, auteur de la série Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire.

 

À l'occasion de la publication d'une série de quatre ouvrages autobiographiques de Daniel Handler, prévue pour octobre 2012, les échanges par mail entre ce dernier et la maison d'édition sont corsés ! La maison d'édition a envoyé à Daniel Handler une ébauche du communiqué de presse sur la série All the wrong question, à compléter par l'auteur. 

 

Il lui demande une citation sur la série, et précise plus bas une citation à venir de l'illustrateur canadien Seth, qui a travaillé sur le projet, « traumatisé » par sa rencontre avec Handler : « Citation de Seth à prévoir, s'il se remet du traumatisme de votre dernière rencontre. On m'a demandé de gentiment  vous rappeler que les artistes sont sensibles et peuvent facilement ne pas respecter leurs délais », précise la petite note en rouge, tapée par Vikki VanSickle, le coordinateur en marketing et publicité de HarperCollins Canada.

 

Sympa pour Handler, et sympa pour les artistes...

 

 

L'écrivain n'a pas tardé à répondre dans un mail que s'est procuré le Quill and Quire, dans un ton tout aussi agressif. Il dénonce une « conspiration d'éditeurs » :

 

« Comme je vous l'ai déjà longuement répété dans le cadre de cette conspiration d'éditeurs : non.  Reprenez ce communiqué de presse, s'il vous plaît. J'ai de la sympathie pour tous ceux qui souhaitent promouvoir mon travail, mais aucune de ces informations ne peut être publiée », affirme-t-il en précisant qu'une liste de personnes en particulier ne peut lire le communiqué : « puissent-ils rester aveugle pour toujours de toutes informations sur moi ou mon travail ».

 

Déclarations plutôt étranges pour quelqu'un qui a écrit l'autobiographie de son double Lemony Snicket, sur le point d'être publié, à moins qu'il n'en soit pas tout à fait satisfait. Il précise :

 

« Ces livres sont discutables et comportent des questions. Moi, par exemple, je me demande pourquoi on s'intéresserait à les lire. »



 

À propos de Seth, il demande à ce que Vikki VanSickle le laisse en dehors de tout ça, avec une pointe d'ironie xénophobe : « Il a déjà assez d'ennuis à être un artiste célébré et emprisonné dans le studio en sous-sol d'une misérable université. Sans oublier le fait qu'il est Canadien. » (sic).

 

Un coup monté pour le magazine Quill and Quire, qui dénonce un moyen assez bas de faire de la publicité à scandale.