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HarperCollins : hausse du chiffre d'affaires mais profits en baisse

Julien Helmlinger - 15.01.2013

Edition - Economie - HarperCollins - Maisons d'édition - Economie


Selon le communiqué et les résultats déposés auprès de la Companies House, pour son exercice de l'année dernière clos le 30 juin 2012, la maison HarperCollins a relevé une hausse de son chiffre d'affaires tandis que ses profits ont chuté. Un bilan que ne dédaigne pas l'éditeur, qui s'est expliqué sur les raisons de la baisse de sa marge d'exploitation. Et comme pour témoigner du boom du marché de l'ebook, les ventes de livres numériques de l'éditeur ont grimpé de 250 %, pour représenter près de 15 % de son chiffre d'affaires sur la période.

 

 

 

 

Comme le rapporte The Bookseller, le chiffre d'affaires international de l'éditeur, États-Unis mis à part, a enregistré une hausse de 4 %, passant de 254 millions à 263.5millions £. Sur la même période, les bénéfices d'exploitation sont passés de 12,3 millions en 2011 à un peu plus de 9,8 millions £, ce qui correspond à une perte de 20 %.

 

Après acquittement des taxes, les bénéfices d'exploitation représentent 7,6 millions £ contre 9,3 millions l'année précédente. Soit, une chute de près de 18 %.

 

Selon le communiqué : « La marge d'exploitation a réduit, passant de 5,6 % à 4,4 % en raison de diverses causes à travers les territoires, principalement aux fluctuations des taux de change qui ont eu un impact défavorable sur l'activité sous-jacente, comme l'ont fait les frais de restructuration et les coûts associés à l'enquête OFT / UE. »

 

Parallèlement au boom des ventes numériques, au Royaume-Uni, les parts de marché de l'éditeur concernant le livre physique ont connu une progression de 10 %. Sa filiale Avon, qui vise un public féminin adepte de fiction, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 72 % et principalement dans le secteur de l'ebook.

 

Le rapport a notamment salué le succès de Bring Up The Bodies, le dernier livre de l'auteure Hilary Mantel qui est devenu la première femme à remporter par deux fois le si mal nommé Man Booker Prize.