Harry Potter, pas si ennuyeux, Rowling pas si monopolistique

Clément Solym - 23.05.2008

Edition - Société - Rowling - Potter - entretien


Il est amusant ce Michael Rosen. Voilà quelques jours, il était interviewé à Édimbourg par un journaliste du Scottish Sunday Times, sur comment rendre la littérature populaire, la tournée en cours pour promouvoir la lecture…

« Vers la fin, il m’a questionné sur Harry Potter, et je lui ai fait deux points principaux : que d’une part, je considérais personnellement, en tant que lecteur adulte n’ayant pas lu beaucoup sur la saga (deux livres et demi en fait), que ce n’était pas mon genre de livre en tant que lecteur adulte. Par ailleurs, ces jeunes lecteurs lisant d’eux-mêmes (les 5-7 ans) trouvent Harry Potter quelque peu difficile à déchiffrer tandis qu’ils considèrent souvent Enid Blyton comme plus facile. »

Lecture difficile pour jeunes lecteurs, c'est tout...

Et tout ce qu’il est resté de cet entretien, sont les termes « ennuyeux » et « monopole ». Feu de paille ou feu de forêt ? Nous avions relayé cette information, sans retenue ni taper particulièrement sur Rowling et son magicien. Mais en aucun cas Rosen n’estime avoir dit qu’il condamnait « ces livres, les lecteurs de ces livres, ou même Harry Potter. J’étais, je le répète, simplement en train de mettre en évidence qu’il s’agissait d’une lecture difficile pour les jeunes lecteurs ».

Au contraire, Michael estime avoir plusieurs fois defend Harry car « il y a une douce pensée subversive dans les livres ». « Aussi longtemps que les enfants lisent, profitent et discutent de livres (et ces livres ne sont pas vicieux ni fascistes à dessein), je défendrai cette activité. Mais bien sûr, cela n’implique pas forcément que je lirai tous les livres de tout le monde, pour moi-même, pendant mon temps libre, en tant que lecteur adulte, lisant pour le plaisir ! »

Et tout cela, fallait-il clairement l’expliquer au journaliste ? Manifestement oui, vu la traînée de poudre que ces paroles ont laissée sur le net. Pour lire la suite, rendez-vous sur le blog du Guardian.