Haruki Murakami prix Andersen, Stefan Zweig n'intéresse personne

Julie Torterolo - 18.11.2015

Edition - International - Grand Prix du livre de la ville de Montréal - prix Hans Christian Andersen - Stefan Zweig


La France ne fait pas figure d’exception : que ce soit au Danemark ou au Canada, la saison des prix littéraires bat également son plein. Le prix Christian Andersen et le Grand Prix du livre de la ville de Montréal ont été respectivement remis au japonais Haruki Murakami et la poète québécoise Dominique Robert en ce début de semaine. Du côté de la France, ce ne sont pas des récompenses qui ont marqué la journée du mardi 17 novembre, mais bien un ratage lors d'une vente aux enchères. 

 

Haruki Murakami a reçu le prix Hans Christian Andersen

(Bradley Wind, CC BY NC SA 2.0)

 

Canada : La poète québecoise Dominique Robert a été primée du Grand Prix du livre de la ville de Montréal ce lundi 16 novembre pour son ouvrage La cérémonie du maître (Les Herbes Rouges). Selon Le Devoir, l’ouvrage —rassemblant à lui seul la poésie, de l’essai et de la prose — a été qualifié « d’audacieux » par le jury. Tout en précisant avoir puisé dans les jeux vidéo, l’auteure a indiqué avoir conçu son livre « comme un voyage initiatique, inspiré des écrits d’Homère, de Dante, et même Saint-Exupéry ».

 

Danemark : Le prix Hans Christian Andersen, surnommé le petit prix Nobel, a été remis au romancier japonais Haruki Murakami. Prix international décerné tous les deux ans par l’Union Internationale pour les Livres de Jeunesse, le jury a cette fois-ci souligné « le savant mélange de récit classique, de culture populaire, de tradition japonaise, de réalisme merveilleux et de débat philosophique », rapporte l’AFP. Haruki Murakami — succédant notamment à J.K Rowling (2010) et Salman Rushdie (2014) — viendra chercher son chèque de 67 000 euros et son cygne de bronze en septembre 2016, à Odense, au Danemark.

 

Paris : ce mardi 17 novembre, la correspondance inédite de l’écrivain autrichien Stefan Zweig avec son traducteur français Alzir Hella, était mise aux enchères par la maison Artucurial. Selon l’AFP, l’œuvre n’a alors pas réussi à trouver preneur. Écrit en 1928 et 1939 et composé de 99 lettres et cartes de la main de l’auteur ou tapées à la machine, l’échange était estimé entre 50 000 et 60 000 euros