Hausse de 30 % des achats en ligne, le livre toujours à l'aise

Clément Solym - 17.11.2009

Edition - Economie - hausse - achats - ligne


« Noël est un facteur déclencheur, on s'attend à avoir pas mal de primoacheteurs », justifie le directeur général de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), Marc Lolivier auprès de l'AFP.

Ainsi que nous le rapportions, les ventes de livres à l'approche de Noël devraient connaître un gros boum, puisqu'il s'agit pour 36 % des sondés (enquête du cabinet Deloitte) du cadeau qu'ils feront à leurs proches, bien qu'il ne soit pas le plus espéré.

Or, selon l'étude de la Fevad, ces achats de livres pourraient d'autant plus se réaliser par le biais des marchands en ligne, puisqu'elle nous fait remarquer que les achats du troisième trimestre ont augmenté de 30 %, en regard de l'année passée. L'enquête menée sur 60.000 sites de vente montre également que le nombre de revendeurs a augmenté de 34 % sur la même période. Enfin, on découvre que selon les pronostics, près de 5 milliards €, soit 25 % de mieux que l'année précédente, pourraient circuler durant les mois de novembre et décembre par le biais d'achats effectués en ligne.

Ce qu'il faudra retenir, c'est que le panier moyen pour 71 % des internautes représente entre 100 et 150 €, et que pour un tiers des acheteurs, plus de la moitié du budget-cadeau sera dépensé sur des sites.

Moins cher (66 %), pratique (65 %), rapide (54 %) ou encore un choix plus vaste (49 %), mais aussi l'économie du déplacement en voiture (39 %) : autant de bonnes raisons pour les Français de commander sur Internet... 2212 personnes de 15 ans et plus ont ainsi été sondées pour cette enquête.

L'étude complémentaire, c'est à GfK qu'on la doit, puisque le cabinet a bossé pour la Fevad, en estimant les marchandises qui seraient achetées et les envies, en fonction des biens techniques et culturels. Leur part de marché représente 10 % de parts de marché, avec 2 milliards € en valeur.

Pour les biens culturels, dont les livres font encore partie, à ce que je sache, on parle d'une progression de 11 % pour atteindre 365 millions €. Et le livre, justement, et finissons avec lui, opère un mouvement de 24 % de hausse, évalué à 165 millions €. Siu la législation sur le prix unique contrôle largement les ventes en librairies, sur le net, l'offre, notamment celle de l'occasion, permet de découvrir de plus amples ouvrages....