Hemingwate : PPDA sidéré d'un 'déchaînement de malveillance'

Clément Solym - 06.01.2011

Edition - Société - hemingway - ppda - plagiat


On s'attendait au pire... finalement, ce sera une simple anicroche dans la vie de l'ancien présentateur du JT de TF1. Patrick Poivre d'Arvor vient de faire parvenir à l'AFP un communiqué, signé de sa main, dont BibliObs publie l'intégralité.

« Sidéré », qu'il est, l'écrivain de tout ce qui a été écrit sur son compte en 48h, depuis que l'Express a dévoilé que le livre Hemingway, la vie jusqu'à l'excès, était un plagiat partiel de la biographie de Peter Griffin, traduite et publiée par Gallimard en 1989. (notre actualitté)

« Je suis soupçonné de plagiat pour mon prochain livre, qui ne sortira en librairie que fin janvier, sur la base d’une version qui n’est pas la bonne ni la définitive, comme l’ont expliqué mardi les Éditions Arthaud qui, sitôt la faute découverte, ont réagi très loyalement en la reconnaissant et en présentant leurs excuses », commence-t-il, pour justifier la situation.

Et d'ajouter que la version du livre, présentant tous les aspects d'un ouvrage prêt à la commercialisation, n'était bien qu'une de ses « versions de travail antérieures ». Il admet que cette dernière « comportait effectivement de nombreuses notes de lecture, dont certaines que j’avais prises en vue d’une ébauche d’adaptation cinématographique de la vie d’Hemingway ». Mais de plagiat, jamais de la vie !

Selon lui, onze échanges de textes ont été réalisés depuis ses premiers jets. « Mon éditrice m’a suggéré des coupes, j’ai proposé les miennes et nous sommes tous deux tombés d’accord pour estimer que les années de jeunesse d’Hemingway ne devaient pas représenter le propos essentiel du livre, davantage centré sur la mort qui le hantait et rôdait autour de lui, et sur les rapports qui me passionnent entre le journaliste et l’écrivain. » Justement les parties attribuées à Peter Griffin, qualifié de meilleur biographe. Normal donc que l'on s'en inspire. Mais qui n'existent pas dans la version définitive...

Et pointant un « déchaînement de malveillance », PPDA demande qu'on le juge sur le livre, qui l'aura « mobilisé durant dix-huit mois », et qu'on lui épargne de « pénibles procès d'intention ».

En même temps... un ouvrage envoyé à la presse, dans une version qui a tout du livre final, et que l'auteur n'a pas validée, cela laissera tout de même à juste titre dubitatif.

Fort heureusement, Hemingway himself l'a pardonné.