Hemingway en numérique : les vautours sont de sortie

Clément Solym - 09.05.2012

Edition - Les maisons - Hemingway - livre numérique - Vieil homme et la mer


Inutile d'y revenir, sinon pour remuer un peu le couteau dans la plaie, mais la commercialisation de six oeuvres d'Hemingway, en version ebook, ne manquera pas de rappeler la grande polémique déclenchée. Les éditions Publie.net avaient par erreur commercialisé une version numérique du Veil homme et la mer, et il n'avait pas fallu longtemps pour que les éditions Gallimard, détentrice des droits demandent « le retrait immédiat de cette traduction, et réclame[nt] des dédommagements ». (voir notre actualitté)

 

Eh bien, les amateurs du romancier américain, qui désiraient lire en ebook seront servis, c'est désormais possible grâce à l'initiative de Folio, qui propose les six textes suivants dans son catalogue numérique. 

  • En avoir... ou pas
  • Les Vertes collines d'Afrique
  • Les Neiges du Kilimandjaro / Dix Indiens
  • Le vieil homme et la mer
  • L'Adieu aux armes
  • Le Soleil se lève aussi

(voir sur Feedbooks pour les tarifs, on oscille entre 5,99 et 7,49 €).

 

 

 

Évidemment, les ebooks sont farcis aux DRM, les traductions, si elles ont été ne serait-ce que revues, n'en portent pas trace ni indication - ne demandons pas la Lune, certains lecteurs ne supportent déjà pas que l'on réclame un peu de compréhension.

 

La réaction de François Bon ne se sera pas vraiment fait attendre : 

 

 

Inutile de chercher bien loin sur Google qui peut bien être ce M. Kassarue. Un peu de mémoire aidera à se souvenir d'un certain Sébastien Bottin...

 

Sur la publication et la vente des oeuvres d'Hemingway, la maison Gallimard avait répondu à ActuaLitté : Gallimard jouit donc des droits exclusifs de la commercialisation sur le territoire français, nous confirme la maison. Mais surtout, en décidant de publier, « probablement en toute bonne foi », estime l'éditeur, sa traduction, François Bon aurait donc mis en danger... les contrats qui unissent la succession Hemingway à son éditeur français. Gallimard...

 

« Si on suit strictement la règle, nous sommes en effet les seuls à pouvoir publier une traduction de cette oeuvre. Mais vis-à-vis de la succession Hemingway, on ne pouvait pas faire autrement que de réagir en demandant le retrait de ces oeuvres. Nous sommes tenus contractuellement de faire respecter ces droits. François Bon n'avait probablement pas connaissance de ces accords contractualisés » (voir notre actualitté)