Histoires savoureuses, tendres et virevoltantes : le plein de lectures garanti

Fnac - 25.04.2016

Edition - Les maisons - Joann Sfar Tu n'as rien à craindre de moi - Fred Vargas Temps glaciaires - Maman Sylvie Vartan


Entre vibrants hommages à une mère courageuse, les histoires de cœur pleine de tendresse, la violence polaire de Vargas et les rebondissements shakespeariens de la Guerre des trônes, la sélection Fnac de la semaine, avec ActuaLitté, verse dans l’éclectisme et garantit de vivre des histoires savoureuses.

 

Tu n'as rien à craindre de moi

 

 

C’est l’histoire des meilleurs moments de l’amour : ils se rencontrent, se regardent, se parlent des nuits entières, s’aiment sans cesse… il la peint, elle s’amuse à être peinte…et après ? Véritable portrait d’un couple contemporain, cet album traverse les questions éternelles de l’amour et les éternelles questions de son auteur : l’art, la religion, l’amitié. Le mot de l’auteur : « C’est si fréquent, de traverser sans trembler de vrais drames de vie, et d’être fichu par terre par une bête histoire d’amour. D’une façon ou d’une autre, cet album de bandes dessinées essaie de trouver comment on s’en remet, comment on retrouve le sourire. » 

 

Temps glaciaires

 

 

« Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur la table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’œil cette nuit, une de ses sœurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
– La femme du 33 bis? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin? D’après les rapports internes il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes?
Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur, grand fumeur, grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à 100 ans. 
– Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait les tiques? »

 

Maman...

 

 

L’hommage bouleversant de Sylvie Vartan à sa mère. Elle est la seule personne qui ne l’a jamais quittée, de Sofia à Paris, de Paris à Los Angeles. Tout tenait par elle. Grâce à elle. Parce qu’elle était là. Toujours. Sylvie Vartan a retrouvé le journal intime de sa mère, Ilona. Elle a rassemblé toutes les notes qu’elle avait prises après chacune de leurs conversations. Puis elle a composé cet hommage bouleversant à cette femme qui aura été tout pour elle: le pilier, l’alliée, le secours. Lorsqu’en 1952 ils ont décidé de fuir l’enfer du communisme et de vivre à Paris, les Vartan ont logé dans une petite chambre d’hôtel du quartier des Halles. Pendant trois ans, le père a dormi avec son fils, et Sylvie a partagé le lit de sa mère. C’est là, sans doute, dans ces années où Sylvie Vartan a vu sa mère tomber de fatigue sans jamais se plaindre, que ce lien unique s’est formé. Aujourd’hui, dans son livre, tout lui revient. Et on se laisse submerger par la puissance de cet amour maternel. Un témoignage magnifique sur la force de l’amour et le courage des exilés.

 

Game of Thrones, une métaphysique des meurtres

 

 

La série la plus médiatique au monde avec ses 18 millions de téléspectateurs par épisode, celle qui fait subir des pannes informatiques à la chaîne qui la distribue en raison du trop grand nombre de demandes des internautes, la série la plus téléchargée illégalement de tous les temps, dont chaque nouvel épisode suscite l'effroi et la stupeur des fans pris entre enthousiasme et sentiment d'horreur, cette série qui parle de dragons, de Marcheurs Blancs, de Mur, de trahisons, de politique, d'inceste et de meurtres est en fait gorgée de philosophie. Réflexions sur la morale, la politique, la religion, méditation sur la mort ou la question du genre, les passerelles ne manquent pas entre le royaume de Westeros et celui de la philosophie. Cet essai, aussi rigoureux que jubilatoire, met en évidence cette dimension philosophique de la saga de George R. R. Martin - peut-être l'une des clés de son immense succès ?