Hitler : entre censure et banalisation

Clément Solym - 26.01.2012

Edition - International - mein - kampf - hitler


 L'éditeur britannique Peter McGee qui annonçait la publication dans le supplément de Zeitungszeugen, son magazine historique, de différents extraits de l'ouvrage d'Hitler Mein Kampf a dû revoir sa copie. Et, face aux menaces du ministère des Finances de l'Etat de Bavière, qui détient les droits de Mein Kampf en Allemagne, Peter McGee a préféré s'auto-censurer.

 

Il n'y aura donc pas de citation de Mon combat dans ce magazine allemand. Mais ce cas semblerait finalement contraster fortement avec les études menées, dans le même temps, par Daniel Erk, rapporte l'AFP. Ce chercheur allemand s'intéresse aux différentes références faites à Hitler depuis 2006 dans la publicité, dans la politique, ou encore dans la musique.

 

Et, à l'en croire, elles sont devenues pléthoriques. Ce qui ne serait pas vraiment une bonne nouvelle. Selon Daniel Erk, ces références ne font que banaliser le Troisième Reich et surtout, amènent une connaissance d'Hitler plus que superficielle ouvrant la voie à toutes les simplifications abusives.

 

Entre censure et tabou, Hitler reste profondément présent dans notre quotidien. Référence incarnant le mal absolu, il se retrouve utilisé à ce titre dans les échanges en politique mais aussi par la publicité quand les communicants veulent frapper un bon coup.