Hommage : Maya Angelou écrit un poème pour le départ de Mandela

Antoine Oury - 15.12.2013

Edition - International - Nelson Mandela - Maya Angelou - His day is done


La disparition de Nelson Mandela a ému le monde entier, et chacun y est allé de son hommage personnel à Madiba. La poétesse américaine Maya Angelou, bien connue pour ses engagements contre la ségrégation aux États-Unis, notamment via son poème Still I Rise, a écrit un poème-hommage à l'homme politique, qu'elle lit elle-même dans une vidéo.

 

 

Maya Angelou (capture d'écran YouTube)

 

 

La vidéo sera largement diffusée, à n'en pas douter, d'autant plus qu'elle a été mise en ligne par l'US Department of State, sur son compte YouTube officiel. Tout le monde appréciera l'ironie, des années après la ségrégation raciale en vigueur dans le pays, et quelques semaines après l'issue contestée de l'affaire Trayvon Martin...

 

Mais l'heure est aux hommages : Maya Angelou signe donc His Day is Done, long poème qui retrace la carrière de Mandela, des prisons sud-africaines à son investiture. Le poème est par ailleurs disponible en de nombreuses langues, grâce aux sous-titres de YouTube : afrikaans, arabe, chinois, français, portugais, russe, sotho, tswana, espagnol, swahili, wolof, xhosa, zulu et autres langues.

 

Maya Angelou, de son vrai nom Marguerite Johnson, est née en 1928 dans le Missouri. Activiste et militante pour les droits des populations noires aux États-Unis, proche de Malcolm X, elle débute l'écriture peu après l'assassinat de Martin Luther King, sur les conseils de l'écrivain James Baldwin. En 1978, elle dévoile le poème qui marquera son oeuvre, Still I Rise, profession de foi et de dignité face au racisme et à la répression, dont voici la dernière strophe :

Out of the huts of history's shame
I rise
Up from a past that's rooted in pain
I rise
I'm a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.
Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that's wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise. 

 

 

(via Galleycat)