Houellebecq affirme son soutien à l'Etat d'Israël

Clément Solym - 01.04.2011

Edition - Société - michel - houellebecq - etat


La carte et le territoire, roman pour lequel Michel Houellebecq a reçu le prix Goncourt, vient d’être traduit en hébreux. A cette occasion, l’auteur a réitéré sa position de « pro-israélien ».

Pour se faire payer des vacances à Tel-Aviv, Houellebecq a trouvé les bons mots. Il souhaite à l’Etat d’Israël « une longue vie du fond de [s]on cœur », nous rapporte l’AFP.

Il est, d’ailleurs, le bienvenu sur ces terres : « Je n'ai subi aucune pression d'aucune sorte pour ne pas venir en Israël. Je pense d'ailleurs que c'est une idée qui ne serait venue à personne d'agir ainsi. Je suis considéré comme pro-israélien et je suis prêt à le répéter. » La campagne BDS pourrait apporter des réponses à ces propos...

Pro-israélien et donc en toute logique anti-palestinien.

C’est une opinion qui se ressent fortement dans le roman Plateforme où Houellebecq tient des propos ignobles, par le biais de son narrateur, sur les musulmans et les palestiniens : En effet, le narrateur ressent « un tressaillement d'enthousiasme à la pensée qu'il y avait un musulman de moins » à chaque fois « qu'un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza. »

Il ne devrait pas s’étonner ensuite d’être « régulièrement insulté sur des sites par des organisations pro-palestiniennes. »


Mais qui parle dans un roman, de l’auteur ou du narrateur ? Encore une fois la question se pose : Peut-on tout dire en littérature, sous prétexte de fiction ? Des associations musulmanes et de défense des droits de l’Homme avaient porté plainte contre ces propos mais le tribunal avait donné raison à l’auteur sous prétexte de liberté d’expression.

Provoc’

On finit par s’habituer à la provocation à laquelle Houellebecq prend tant de plaisir et on lui passe ses mauvais mots. S’il trouve que l’islam « est la religion la plus con », il trouvera des oreilles attentives pour l'écouter.

Quant à son amour pour l’Etat d’Israël, on pourrait l’apprécier, pour une fois que Houellebecq laisse entendre un message positif envers quelqu’un. Si seulement il ne servait pas de prétexte pour déverser sa verve sur les Palestiniens. (Trop de cynisme tue le cynisme…)