Houellebecq passe en revue Sarkozy, de Gaulle, le Goncourt...

Clément Solym - 10.11.2010

Edition - Société - houellebecq - sarkozy - style


Tout le monde le veut, le Goncourt 2010, Michel Houellebecq, à commencer par les journalistes, qui le harcèlent, le pauvre...

Intervenant sur l'antenne de BFMTV, l'écrivain parle de politique, un sujet « à ne pas surestimer » et pour commencer de Gaulle, qui « n'a rien changé », parce que le mouvement de modernisation auquel il s'opposait « s'est déroulé ». Et la troisième voie que le général visait « n'a rien donné. Le pouvoir des politiques est limité ».

À même de déclencher une guerre, le politique reste désarmé et incapable de changer une transformation économique et sociologique en cours. Et attention : « Avec Nicolas Sarkozy, on est tombé sur un type sincère, ce qui s'était pas produit depuis longtemps, je crois. » Face à un Chirac ou un Mitterrand qui disaient n'importe quoi pour être élus... Stupéfiant.


Son autre intervention, c'est chez BibliObs qu'on peut la retrouver. Un premier aveu, ses doutes pour le Goncourt. Un autre : le mal-être devant la foule réunie lors de l'annonce de son prix. « Je sais que je représente quelque chose dans la société française... Je sais pas bien quoi au fond. » Mais le petit romancier reconnaît que la foule... vraiment, il n'y est pas habitué.

Son futur travail sera peut-être plus radical, et probablement plus axé sur le vide, pour un écrivain qui s'est assagi ? Disons surtout que « la mort est un sujet qui nous calme », et que c'est un « aplatissement de la bête ». Mais qui n'a pas grand-chose à voir avec le Goncourt.